SITAmnesty

Mercredi 26 août 2009

Riposte SITA N°98. Les actions SITA de Riposte Laïque.

Classé dans : Pétition inutile, Riposte Sita, Résistance — sitamnesty @ 15:56

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Riposte SITA N°87. Les actions SITA de Riposte Laïque.PETITION CONTRE LE VOILE ET LA BURQA
Halte à la burqa et au voile, symboles de la soumission des femmes et de l’offensive islamiste

Unissons nos voix afin de mettre un terme à l’envahissement de l’espace public par les voiles et foulards islamiques.

Promoteurs de la présente pétition, nous nous réjouissons de l’initiative prise par le député communiste André Gérin qui a conduit à la mise en place courant juillet d’une mission parlementaire d’information sur « la pratique du voile intégral sur le territoire national » et qui rendra son rapport fin novembre.

Militant pour une loi contre les signes religieux à l’école, en 2004, nous avions déjà impulsé, en octobre 2007, une demande d’interdiction de la burqa et du voile à l’université et pour les mineures.

C’est maintenant qu’il faut (…)
La suite sur www.ripostelaique.com/Halte-a-la-burqa-et-au-voile,2571.html

NE SIGNEZ PAS cette pétition contre le voile et la burqa !

Signer une pétition sur internet, c'est inutile mais cela pourrait devenir redoutable si...En fait, si, bien entendu, il faut signer toute pétition contre tout ce qui est musulman, mais PAS SEULEMENT SUR INTERNET.
Contre le voile et la burqa, faites mieux qu’une signature sur internet : convertissez votre signature virtuelle, qui n’aura qu’un effet virtuel, c’est à dire aucun effet réel, en signature réelle qui aura réellement un effet. Si vous vous contentez de seulement signer virtuellement, votre signature virtuelle n’aura concrètement aucun effet réel. (1)

ACTION

Rien de plus simple grâce à la méthode SITA inspirée par Amnesty International : Imprimer la pétition, concrètement, sur du papier concret et l’envoyer, concrètement, dans une enveloppe concrète, en papier concret, concrètement timbrée, avec concrètement écrit sur l’enveloppe l’adresse concrète de ceux à qui la pétition est concrètement destinée.
C’est une méthode hautement efficace qui a fait ses preuves, voir http://tinyurl.com/6r4fsu et http://tinyurl.com/592ezu.

Quoi mettre dans l’enveloppe ?

Ouvrir le site internet de la pétition contre le voile et la burqa :

Imprimer les quatre premières pages de la pétition (= deux feuilles recto-verso), directement depuis le navigateur : Fichier [ > Mise en page | Aperçu avant impression ] > Imprimer…

PETITION CONTRE LE VOILE ET LA BURQA. Halte à la burqa et au voile, symboles de la soumission des femmes et de l’offensive islamiste

Envoyer votre pétition aux destinataires ci-dessous. Avec ça, ils sauront concrètement que vous avez signé la pétition et ce que cette pétition revendique.

Si vous ne signez la pétition QUE virtuellement, les destinataires de cette pétition n’entendront jamais parler de votre signature individuelle, ni d’aucune autre signature individuelle, et donc ils ne prêteront aucune attention à la pétition internet, dont ils n’entendront d’ailleurs peut-être même jamais parler ! Ils auront d’ailleurs bien raison de ne pas tenir compte de signatures virtuelles : que vaut l’opinion de personnes, aussi nombreuses soient-elles, qui considèrent elles-mêmes que leur opinion ne vaut même pas qu’elles dépensent le papier et le timbre pour la faire connaître ? Réponse : leur opinion vaut ce qu’elles l’estiment en signant virtuellement pour que ça ne leur coûte rien, c’est à dire que leur opinion ne vaut rien !

Qui sont les destinataires ?

Ils sont désignés dans la pétition :
Pétition adressée au Président de la République, aux députés et aux sénateurs

Les destinataires de la pétition sont donc très clairement les élus garants de la laïcité qui trop souvent, sauf exception, méprisent ouvertement 90% de la population pour lécher les babouches d’une minorité incivile afin de conserver leurs privilèges personnels au détriment de la majorité. Vous devez leur rappeler ce qu’ils ont oublié : vous allez les virer avec pertes et fracas s’ils s’obstinent à collaborer avec l’islam et à cracher sur la loi de 1905 qui est la seule à pouvoir protèger les français d’une future instauration de la Sharia.

1- Le Président de la république
L’envoi de courrier au président de la république est dispensé de timbrage. Voir la page
www.elysee.fr/ecrire où se trouve aussi son adresse postale.

2- Les députés
Envoyer la pétition en priorité à l’un parmi les députés membres de la Mission d’information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national. Cliquer au choix sur le nom d’un député dans l’organigramme de la Mission d’information, relever son adresse et lui envoyer la pétition.
Vous pouvez faire de même, en plus, pour les autres députés.

2- Les sénateurs

Finition

Si vous voulez permettre au destinataire une meilleure compréhension de l’islam vous pouvez n’imprimer que les trois premières pages de la pétition et, au verso de la deuxième feuille, imprimer au choix :

- un petit dessin de steph Bergol qui vaut mieux qu’un long discours : bergolix.wordpress.com
ou
- une citation de circonstance du président Charles De Gaulle : http://tinyurl.com/nsdnyj.
ou bien :
- la réponse à une question de circonstance, par Charles de Foucauld : http://tinyurl.com/kukyx4
ou encore :
- une présentation de la psychologie des musulmans : http://tinyurl.com/5KXHU6

Voilà, ce n’est pas plus compliqué que ça de signer efficacement contre le voile et la burqa.

Vous pouvez bien évidemment répéter l’opération à volonté :-) tant que vous avez des timbres, des enveloppes, du papier, de l’encre dans votre imprimante et un peu de temps.

Éventuellement, vous pouvez recenser vos actions au sitathon.blogspot.com afin d’inciter d’autres internautes à agir de même, et vous inscrire à la lettre d’information alertes-sita.blogspot.com pour être averti des prochaines actions.

(1) : http://sitamnesty.wordpress.com/2008/03/15/petitions-internet-lactivisme-en-pantoufles/
et http://sitamnesty.wordpress.com/2008/05/02/les-petitions-sur-internet/

Riposte SITA N°98. The SITA actions of Riposte Laïque.

Classé dans : Pétition inutile, Riposte Sita, Résistance — sitamnesty @ 15:50

Version françaiseFrançais

Riposte SITA N°87. Les actions SITA de Riposte Laïque.A petition to stop the burqa and the veil, symbols of women’s submission and the Islamist offensive

Let us join our voices to put an end to the invasion of public space by the Islamic veils and scarves.

We, the instigators of the present petition, welcome the initiative taken by Communist deputy André Gérin, that led to a parliamentary fact-finding commission on « full veil on the national territory, » expected to report at the end of November.

As militants for a law against religious symbols at school in 2004, we had already asked, in October 2007, for a ban on the burqa and veil or scarf at university and for minors.

The time has come to (…)
To be continued on www.ripostelaique.com/Stop-the-burqa-and-the-veil.html

DO NOT SIGN the petition against the veil and the burqa !

Signer une pétition sur internet, c'est inutile mais cela pourrait devenir redoutable si...In fact, though, of course, one must sign any petition against everything that is Muslim, but NOT ONLY ON THE INTERNET.
Against veil and burqa, do better than a signature on internet : convert your virtual signature, which will have only a virtual effect, ie no real effect, in a real signature that will have a real effect. If you just sign only virtually, your virtual signature will actually have no real effect. (1)

ACTION

Nothing could be easier thanks to (Lire la suite…)

Dimanche 24 mai 2009

Hijabée licenciée, le retour (de manivelle)

Classé dans : (dés)intégration, Pétition inutile, Résistance, mosquée — sitamnesty @ 16:05

Mamadou Daffé, diplomé de l'université Al Azhar, directeur de recherche à l'Institut de Pharmacologie & de Biologie Structurale (IPBS), CNRS, Université Paul Sabatier comme l'hijabée licenciée Sabrina TROJETL’hijabée licenciée, c’est la fonctionnaire du CNRS de l’université Paul Sabatier de Toulouse.

Evidemment, le ban et l’arrière-ban de l’islamogauchisme se mobilisent pour la torchonnée, depuis oumma.com jusqu’à un collectif gauchiste « La Guerre Tue » de Toulouse, qui a créé un site de soutien : soutien-sabrina.org

Si « La Guerre Tue », il n’y a pas qu’elle, il peut y avoir aussi « La Question Qui Tue », et en voilà une sur laquelle vont pouvoir méditer tous les islamogauchistes si prompts à s’enflammer pour tout et, surtout, n’importe quoi, mais si myopes dès qu’il s’agit de voir plus loin que le bout de leur nez :

Pourquoi l’imam de la
mosquée Basso Cambo de Toulouse
le docteur Mamadou Daffé
(photo ci-dessus)
http://tinyurl.com/D7WRGC
http://www.ladepeche.fr/article/2006/10/24/56289-Culte-Dernier-ramadan-sur-le-parking.html
diplomé de l’université Al Azhar
http://tinyurl.com/DFWZ6N
http://n.lapietra.free.fr/eveil2lame/_Images/BF_AttestationAlAzhard0002_moyen.jpg
directeur de recherche
à l’Institut de Pharmacologie
& de Biologie Structurale (IPBS)
et qui travaille pour le CNRS
à l’Université Paul Sabatier
comme l’hijabée licenciée

http://tinyurl.com/C5H66F
http://www.ipbs.fr/equipes/departements/departement_myco.htm
ne lui apporte-t-il pas son soutien
plein et entier alors qu’il préconise
le voile obligatoire pour les femmes ?

http://tinyurl.com/D3HUo6
http://www.saphirnews.com/Risquer-la-ghettoisation-pour-des-lendemains-meilleurs_a761.html

La réponse est connue : outre de torchonner les femmes, l’islam préconise aussi… l’hypocrisie et le mensonge lorsque l’on se trouve en situation de faiblesse. Face à une administration d’université forte et résolue qui a décidé de faire le ménage, en face, dans le camp de l’islam, pouf, il n’y a soudain plus personne…

Les bisounours du ban et de l’arrière-ban islamogauchiste croient encore que l’islam est une RATP (Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix) et c’est donc eux qui doivent se poser la question ci-dessus, mais comme ils ne visitent pas les sites rrrrraaaaasssisteuu ! c’est donc à nous de la leur poser car ils ne se la poseront pas eux-mêmes.
Avec un peu de chance il y en aura bien quelques-uns qui chercheront la réponse… peut-être même y en aura-t-il un qui ira la poser directement à l’imam !

ACTION

Exceptionnellement, le premier mode d’action sera non pas d’envoyer des courriers postaux mais de signer une pétition, la pétition de soutien à l’hijabée (oui, oui : de soutien) http://www.soutien-sabrina.org MAIS dans le seul but (hé hé…) de poser « La Question Qui Tue » en détournant le formulaire de signature.
En effet, il y a une rubrique “Informations complémentaires (profession, localité …)” dans laquelle on peut mettre en fait tout ce que l’on veut.
On va donc y mettre « La Question Qui Tue », en version condensée :

Pourquoi l’imam mamadou daffé, tinyurl.com/d7wrgc, qui travaille au cnrs à paul sabatier comme sabrina, tinyurl.com/c5h66f, ne la soutient-il pas, lui qui préconise le voile obligatoire, tinyurl.com/d3huo6 ?!

Pour ne pas risquer le goulag (c’est l’extrême gauche qui organise la pétition, ne l’oublions pas) il faut prendre une précaution élémentaire : utiliser un courriel de redirection, ce qui est heureusement plus simple à faire qu’à lire : Il suffit de prendre une adresse courriel de redirection jetable sur le site jetable.org (l’option “valable un jour” est suffisante).

- Signer la pétition http://www.soutien-sabrina.org avec le courriel jetable et un nom-prénom bidon. Vous pouvez prendre au hasard un prénom dans la liste des signataires (cliquer sur “Tous” au bout de la liste des signataires par ordre alphabétique), et aussi un nom, afin de vous camoufler dans la masse dont le profil est… visiblement homogène.
- Dans la rubrique “Informations complémentaires (profession, localité …)” copier-coller « La Question Qui Tue » condensée précédemment indiquée.
- Valider.
- Un message est automatiquement envoyé à votre courriel (de redirection, jetable) afin de vérifier que la signature est bien faite avec un courriel valide. Confirmer votre signature en cliquant sur le lien dans le message (ou en copiant-collant ce lien dans la barre adresse de votre navigateur) et vous obtiendrez : Nous vous remercions pour votre signature. Elle a été ajoutée à la base des signatures de la pétition.

Voilà, « La Question Qui Tue » apparaît maintenant dans la liste des signataires et va pouvoir être lue par les (rares) internautes qui consulteront cette liste, exemple :

signature subversive de la pétition de soutien à Sabrina TROJET, hijabée licenciée de l'Université Paul Sabatier de Toulouse

On peut raisonnablement supposer que ces signatures « Question Qui Tue » seront censurées de temps à autre mais comme vous pourrez régulièrement signer et poser « La Question Qui Tue », elle devrait figurer dans la liste de façon assez constante.
En tous les cas si vous constatez que « La Question Qui Tue » est absente dans une liste de signataires commençant par une lettre précise de l’alphabet, signer la pétition en choisissant un nom commençant par cette lettre là.

Il faut aussi agir selon la méthode SITA classique du tractage postal inspirée par Amnesty International, méthode qui permet d’atteindre les cibles de façon certaine à tous les coups : une lettre, dans une enveloppe timbrée, envoyée par la poste (voir http://tinyurl.com/6r4fsu et http://tinyurl.com/592ezu )

Quoi mettre dans l’enveloppe ?

Imprimer la première page seulement du présent article, directement depuis le navigateur : Fichier [ > Mise en page | Aperçu avant impression ] > Imprimer…
et envoyer aux destinataires indiqués ci-dessous afin qu’ils se posent « La Question Qui Tue ».

Quels sont les destinataires ?

1) Le comité de soutien de l’hijabée, organisateur de la pétition :
Vous trouverez leur adresse postale vers le bas de la page
http://www.soutien-sabrina.org/spip/spip.php?article3

2) L’équipe du docteur-imam Mamadou Daffé
Outre « La Question Qui Tue » il est bon qu’ils se posent aussi la question du soutien personnel qu’eux-mêmes peuvent espérer obtenir de leur directeur si jamais ils en ont un jour besoin.
Vous trouverez les noms des personnes appartenant à son équipe sur la page
http://www.ipbs.fr/equipes/daffe/personnel_equipe.htm
Vous trouverez l’adresse postale de l’IPBS sur la page
http://www.ipbs.fr/default.htm

3) Le président de l’Université Paul Sabatier
Outre « La Question Qui Tue » il est bon qu’il se pose la question de la cohérence comportementale des directeurs de recherche placés sous sa responsabilité.
On trouve nom et adresse postale du président l’Université Paul Sabatier en tête de la lettre que le MRAP lui a envoyée :
mrap.fr/communiques/DiscriminationUniversiteToulouse
Leur lettre est reprise, entre autre, par les fond-de-commerces du MRAP sur leur site Oumma.com :
oumma.com/Licenciement-de-Sabrina-lettre.

4) Si vous êtes d’humeur badine, vous pouvez envoyer ce même courrier à la HALDE ou au MRAP pour les casser, à la Brice-de-Nice.
Les adresses postales de la HALDE et du MRAP se trouvent sur la page d’accueil de leurs sites respectifs, halde.fr, mrap.fr

5) S’il vous reste des timbres, et du temps à perdre, vous pouvez éventuellement envoyer ce même courrier pédagogique à :
- l’hijabée.
Ses nom et prénom sont disponibles dans moult articles : rue89, revendicodrome, iqna, ladepeche etc.
Une simple recherche dans les pages blanches de l’annuaire du téléphone permet d’en trouver l(es)’adresse(s) postale(s) (1).
- L’association Islam & Laïcité
dont l’adresse figure sur leur communiqué de soutien à Sabrina.

Finition

Un timbre tarif 20 grammes de base permet d’envoyer deux feuilles, vous pouvez donc rajouter trois pages à votre courrier (verso de la première feuille + une feuille recto-verso) avec des informations complémentaires afin de permettre à vos interlocuteurs une meilleure compréhension des tenants et aboutissants de « La Question Qui Tue ».
Quatre références sont données dans « La Question Qui Tue » et trois pages sont à votre disposition, donc imprimer la première page de chacune des trois références principales : réf1réf.2réf.3

Ce n’est pas plus compliqué que ça de devenir un « Tueur en série » (2) en toute impunité.
L’ennemi c’est eux. Prends y garde. Que Dieu les extermine ! (3)
Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Dieu qui les a tués. (4)

Eventuellement, vous pouvez recenser vos actions sur le sitathon.blogspot.com pour encourager d’autres internautes à agir de même et vous inscrire à la lettre d’information alertes-sita.blogspot.com pour être averti des prochaines actions.

Vous avez une enveloppe, un timbre alors vous avez le P O U V O I R………………………
…………………………………………………………de dire son fait à toute personne publique.

Et c’est très efficace… : tinyurl.com/C44RVR

(1) Dans le cas où vous trouveriez deux adresses différentes pour un même nom-prénom, une solution deux-pour-le-prix-d’une consiste à envoyer le courrier à une adresse avec l’autre comme adresse de l’expéditeur.
Autre solution : consulter le document islamlaicite.org/IMG/pdf/refere_Annulation_ta.pdf
(2) Précision pour ceusses qui on du male avec le franssé : cette expression est une image se référant à l’expression « La Question Qui Tue » elle-même imagée.
(3) Le Saint Coran de paix et de tolérance(5), sourate 63 “Les hypocrites” verset 4.
(4) Le Saint Coran de paix et de tolérance(5), sourate 8 “Le butin” verset 17
(5) Enseigné par l’imam Mamadou Daffé, diplomé d’Al Azhar, dans sa mosquée de Basso-Cambo

Mercredi 6 mai 2009

Pétition Oecuménique “P.” pour la suppression de la HALDE

boîte aux lettres de La Poste“Pétition”, tout le monde sait ce que c’est (sinon consulter le dictionnaire).

“Oecuménique”, parce que des pétitions pour la suppression de la HALDE, il y en a pour tous les goûts, toutes les chapelles et toutes les sensibilités (voir plus loin).

“P.” c’est Postale, parce qu’une pétition purement internet ça ne sert à rien, ça n’a aucune influence sur le réel (pour toutes les bonnes et mauvaises raisons exposées en détail dans l’article L’activisme en pantoufles).

Mais par contre une pétition internet bêtement imprimée sur votre imprimante personnelle, puis mise dans une enveloppe, avec un timbre, et envoyée par la poste au destinataire de la pétition, cela peut être redoutable (comme expliqué ici et comme on peut le constater là).

Mode d’emploi de la P.O.P.

- Choisir dans la liste ci-dessous la (Lire la suite…)

Dimanche 8 mars 2009

Non à l’école islamique de Chelles

Classé dans : (dés)intégration, Pétition inutile, Résistance — sitamnesty @ 23:44

dossier_ecole_islamique_chelles
www.ecole-musulmane-chelles.fr

Si vous êtes parmi les internautes qui ont participé à l’envoi de la Lettre ouverte à Monsieur le Maire de Chelles alors vous êtes un de ceux qui ont poussé le maire à réagir:

lettre, réponse de Jean-Paul PLANCHOU, Maire PS de Chelles
Agrandir

Un tract-pétition a été lancé, imprimé à 10.000 exemplaires pour être distribué aux habitants, notamment sur les marchés, où l’accueil a été excellent, et bien entendu dans les boîtes aux lettres.

Ce tract-pétition est disponible au format pdf pour que vous puissiez l’imprimer et le distribuer vous même, si vous êtes sur place.

Si vous n’habitez pas sur place mais que vous vouliez tout de même faire comprendre aux élus de Chelles que vous non plus ne voulez pas d’écoles musulmanes en France, imprimer le tract-pétition et l’envoyer à un (ou mieux : plusieurs) élu(s) de Chelles.
Pour les modalités d’envoi, consulter les instructions sur tinyurl.com/cx5ntd
Les noms des différents élus sont sur la page http://www.chelles.fr/rubrique_2e.php3?id_secteur=9&id_article=45

Vendredi 2 mai 2008

Les pétitions sur internet…

Classé dans : Pétition inutile, Résistance — sitamnesty @ 13:30

Signer une pétition sur internet, c'est inutile mais cela pourrait devenir redoutable si...…cela pourrait devenir redoutable si…

Le résultat d’une pétition c’est le plus souvent comme sur la photo suivante : toutes les signatures au caniveau (ou à la poubelle) d’un coup.

total échec de la pétition de Richard Stallman (le pape du logiciel libre) contre le projet de loi DADVSI : sa pétition aux 165.000 pétitionnaires se retrouve au caniveau...

Circulez, y’a rien à voir…

La photo ci-contre provient de la page…

http://www.pcinpact.com/
actu/news/29352
-Matignon-se-verrouille
-face-a-Richard-Stallm.htm

…relatant le total échec de la pétition de Richard Stallman (le pape du logiciel libre) contre le projet de loi DADVSI.

165.000 pétitionnaires au caniveau…

Je prend cette pétition comme exemple parce qu’elle a fait l’objet de cette photo emblématique mais il en a été de même pour des centaines d’autres pétitions électroniques, et il en sera de même pour l’immense majorité de toutes les autres.

Les exceptions confirment la rêgle, comme un gagnant au loto confirme que des millions de personnes ont perdu.

Ceux à qui la pétition de Richard Stallman était destinée n’en ont rien voulu savoir et ne s’en sont occupés que deux minutes, le temps d’ordonner aux CRS (en haut à droite sur la photo) de virer tous le monde.
30 secondes plus tard, ces destinataires avaient tout oublié de la pétition et de ses 165.000 pétitionnaires.

Inutiles les pétitions sur internet ?
Disons plutôt “inutiles les pétitions UNIQUEMENT sur internet”

En effet, OBSERVONS que s’il y avait eu 165.000 lettres expédiées à Matignon, cela aurait donné les chiffres suivants :

Temps pour la récolte des signatures : de début décembre 2005 à début juin 2006, soit 6 mois, soit 6×30 =180 jours soit 165.000 / 180 = 916 signatures par jour (incluant les week-end)

Si cela avait été des lettres envoyées à Matignon, cela aurait donné en gros 1000 lettres à traiter PAR JOUR travaillé.

A raison de 20 secondes pour ouvrir une enveloppe, jeter un oeil au courrier et décider soit de le mettre sur un tas soit à la poubelle cela fait 3 lettres à la minute soit 1000 / 3 = 333 minutes, soit 333 / 60 = quasiment 6 heures de travail PAR JOUR !
Donc une personne à plein temps tous les jours pendant 6 mois…

Là, cela aurait commencé à être sérieusement parlant pour le destinataire.
A la limite, ce n’est pas un problème : il embauche un intérimaire. Notons que cela génère un emploi !

Mais ce n’est pas tout : c’est encore plus parlant si on regarde concrètement ce que 165.000 lettres donnent du point de vue du volume de papier généré.

Si on suppose qu’une lettre c’est une enveloppe + une feuille, alors 165.000 lettres c’est 165.000 enveloppes + 165.000 feuilles

J’ai récemment acheté un bloc de 100 enveloppes : le paquet fait 4 cm de hauteur.
J’ai une ramette neuve de 500 feuilles de papier : elle fait 5 cm de hauteur, donc 100 feuilles = 1cm

165.000 enveloppes = (165.000 / 100) x 4 cm = 1650×4=6600 cm = 66 mètres.
Déjà, rien que les enveloppes, ça fait dans la corbeille à papier une pile de SOIXANTE SIX METRES de haut…

Passons aux feuilles :
165.000 enveloppes = (165.000 / 100) x 1 cm = 1650 cm = 16 mètres et 50 centimètres. Si on met toutes les lettres dans un dossier, ça fait un dossier de plus de 16 mètres de haut…

Le tas total de papier à manipuler dépasse les 80 mètres de hauteur !

Outre le temps passé à ouvrir et classer les lettres, le volume de courrier à manipuler devient un problème pour le destinataire, qui (et c’est LA que c’est drôle !) ne peut absolument PAS empécher les lettres d’arriver, tous les jours, et il est obligé d’ouvrir TOUTES les lettres pour savoir ce qu’elles contiennent, même s’il veut finalement mettre le contenu à la poubelle.
(D’où la nécessité de NE PAS indiquer l’objet du courrier dans l’adresse d’envoi… pour contraindre le destinataire à ouvrir l’enveloppe)

Donc même si un ministre ne veut pas entendre parler d’une pétition, il va en entendre parler du simple fait que cela génèrera des problèmes dans son service, problèmes de place, de temps pour ouvrir les lettres, pour les classer ou même les mettre directement à la poubelle !

Tandis qu’un rouleau de signatures, aussi long soit-il, ne provoque STRICTEMENT AUCUN PROBLEME.
Il suffit de donner ordre de virer le porteur du rouleau comme un pouilleux et c’est terminé, la pétition n’a AUCUN effet.

Conclusion ?
Signer une pétition sur internet ne peut pas (sauf exception du genre gagner au loto) avoir d’influence sur les hommes politiques, et plus généralement ne peut pas avoir d’influence sur les personne ayant un pouvoir de décision, car ces personnes n’agissent que pour s’occuper des problèmes qui les intéressent EUX.

Et ce qui les intéresse EUX c’est de ne pas avoir de problèmes.

Donc si une pétition génère des problèmes pour EUX, ils vont s’en occuper, simplement pour supprimer ce qu’ils considèrent comme un problème gênant pour EUX.

Ils seront alors très intéressés par les solutions proposées par les organisateurs de la pétition car en adoptant les solutions proposés par ces gens, cela leur permettra de supprimer le problème en supprimant la SOURCE du problème.
Accessoirement, cela leur permettra éventuellement de récolter la gloire d’avoir pris de bonnes décisions ou d’avoir évité de prendre de mauvaises décisions si les organisateurs de la pétition ont raison, mais c’est secondaire.

C’est pour cela que les grèves, et bien plus encore les émeutes urbaines incendiaires de type ramadan 2005, ont une influence politique tandis que l’expression pacifique et démocratique via une pétition électronique n’a aucun poids.

Pour qu’une pétition soit efficace, il faut que chaque signataire envoie sa pétition par courrier postal DIRECTEMENT au destinataire afin de provoquer une gène chez ce destinataire.

Video Amnesty International
http://fr.youtube.com/watch?v=WSdlw3NQvkg
( tinyurl.com/czdab7 )

La signature électronique ne doit servir qu’a comptabiliser les envois par la poste.

Internet doit servir à simplifier l’envoi de courrier POSTAL en proposant un ou plusieurs modèles de lettres qu’il suffit d’imprimer directement depuis le navigateur (Fichier [ > Mise en page | Aperçu avant impression ] > Imprimer… ou Ctrl+P) et de signer.

Les plus motivés peuvent toujours rédiger leur propre lettre s’ils le veulent.

Vous connaissez une pétition électronique Lambda que vous aimeriez signer ? Au lieu de la signer inutilement sur internet, imprimer le présent article (recto-verso + recto) puis imprimer la pétition Lambda sur le dernier verso resté vierge, (ce qui vous donne deux feuilles : 1 recto-verso + 1 recto-verso) et envoyer le tout à l’adresse des organisateurs de la pétition.
S’ils ne sont pas assez malins pour comprendre et modifier leur pétition, ils ne méritent pas que vous les aidiez en signant sur internet.

Ezdanitof &
Chico Ray

Source : http://www.coranix.org/archicoray/9829.htm

(A propos des pétitions internet, voir aussi : tinyurl.com/CAPMCM)

Samedi 15 mars 2008

Pétitions Internet : L’activisme en pantoufles

Classé dans : Pétition inutile, Résistance — sitamnesty @ 14:47

gros plan sur les pantoufles USB spéciales pour activiste en pantouflesArticle Original : Internet Petitions, par Barbara Mikkelson
http://www.snopes.com/inboxer/petition/internet.asp
Traduction et adaptation : Le Blog du Cochon Hallal
http://grouik-grouik.org/9/2007/11/lactivisme-en-pantoufles.html

Ce qu’on en dit : signer et faire circuler des pétitions en ligne est un moyen efficace de changer les choses en ce qui concerne les sujets importants.

Ce qu’il en est : TOUT FAUX

Origines : Les années 2000 ont vu naître un nouveau phénomène Internet : la pétition internet, ou e-petition. Ces pétitions offrent le confort d’un exutoire instantané à ceux qui sont scandalisés par les derniers excès du monde. Elles les persuadent qu’ils vont changer le cours des choses simplement en ajoutant leur nom à un cahier de doléances. Funeste erreur, pour de nombreuses raisons.

En effet ces pétitions précisent rarement à qui elles s’adressent et ne sont en réalité rien de plus que des épanchements d’indignation. Crier son indignation c’est bien, mais Vox clamantis in deserto les cris n’avancent à rien s’ils n’atteignent personne en mesure d’intervenir. Une pétition qui ne dit pas clairement à qui elle est destinée peut certes valoir un petit quelque chose en tant que moyen pour ses signataires de donner libre cours à leurs angoisses existentielles, mais elle échoue lamentablement en tant qu’instrument de changement social.

Ceci reste vrai des pétitions qui disent clairement à qui elles s’adressent mais n’expliquent ni comment ni pourquoi leur destinataire est en effet bien en mesure d’intervenir et de changer les choses. Car il ne suffit pas d’adresser une pétition à quelqu’un, il faut que ce quelqu’un soit la bonne personne. Une pétition adressée à la mauvaise personne est aussi utile qu’une adressée aux quatre vents — les voix qu’elle colporte peuvent crier, elles seront sans effet.

Même les pétitions bien ciblées et bien préparées ont leurs problèmes. Au premier chef, qu’est-ce qui vous assure que quelqu’un, à l’autre bout, s’emploie à réunir et à collationner les signatures, et qu’il les fera vraiment parvenir aux destinataires une fois la pétition close ? La simple existence d’une pétition ne garantit pas que quelqu’un en fera quoi que ce soit une fois terminée.

Les pétitions ne sont pas les instruments de changement social que nous aimerions si fort croire qu’elles puissent être. Certes, une pétition accompagnée d’une foultitude de signatures peut impressionner, mais qu’est-elle en réalité ? La preuve tangible de l’existence d’un segment de l’opinion publique. Et ce segment n’influencera que ceux dont l’existence dépend de l’opinion publique — on songe tout suite aux hommes politiques. Les signatures ne sont pas des votes, et elles ne sont pas traitées comme tels par ceux à qui il revient de prendre les décisions difficiles de notre époque. Au mieux, la pétition sera perçue comme l’indication d’une certaine volonté publique, sans plus.

Les pétitions pour un monument à la mémoire des pompiers tombés au feu, ou pour que jeudi prochain soit déclaré jour national des arts du spectacle ont un petit espoir de succès, à la mesure de leur faible portée. Mais c’est une autre histoire quand la revendication se complique (“résolvons le problème des SDF en France”) car il ne suffit pas de désirer ardemment des solutions pour que les problèmes en accouchent par génération spontanée. Quant aux gouvernements étrangers, rares sont ceux qui se sentent obligés à changer les choses chez eux juste parce qu’elles dérangent des gens chez les autres.
Ce qui réduit d’autant les espoirs de réussite de ces pétitions qui dénoncent une situation hors de nos frontières (“Mettons fin au viol des enfants en Afrique du Sud”).

Bien que tout cela soit aussi vrai des pétitions à l’ancienne, couchées sur papier, que des cyber-pétitions modernes, remplies au clavier, ces dernières souffrent d’un handicap supplémentaire. Handicap inhérent à leur nature même, qui en réduit encore l’efficacité.

En effet, écrite à la main, chaque signature d’une pétition sur papier est aussi révélatrice de la réalité du signataire que s’il avait donné son ADN. On peut contrefaire une signature, mais pas des centaines sous peine de voir apparaître des ressemblances qui révèleraient vite la supercherie.

Rien de tel avec la pétition internet. Un seul et même individu peut très bien avoir produit la totalité des signatures car rien, dans chacune, ne différencie son auteur des autres. En outre, il n’est pas besoin d’être grand expert informaticien pour écrire en quelques minutes un programme apte à créer signature sur signature, chacune inventée, chacune composée de l’assemblage aléatoire des éléments requis par le formulaire de la pétition internet, que ce soit nom, prénom, âge, profession, ville, pays, ou toute autre combinaison. C’est même à la portée de tout programmeur avec un minimum d’expérience. Une fois écrit un tel programme il vous suffit d’appuyer sur une touche pour vous retrouver l’heureux propriétaire de milliers et de milliers de “signatures” sans vous être beaucoup fatigué.

La chose est si bien connue des décideurs qu’ils prêtent à peine plus d’attention à une pétition internet qu’à une feuille de papier vierge. C’est pourquoi les pétitions internet même les mieux rédigées, correctement ciblées, amoureusement distribuées, dont les instigateurs ont scrupuleusement vérifié chaque signature, se voient reléguées en fin de compte dans le même tiroir que toutes les autres pétitions moins soigneusement chaperonnées.

Mais alors, si la pétition internet type ne vaut pas même les pixels pour l’afficher… d’où vient cette vogue dont elle jouit ?

Dans notre monde assailli de problèmes complexes dont les solutions requièrent d’énormes quantités de temps, d’argent et d’engagement, la pétition internet procure un soulagement bienvenu car elle simplifie tout. Songez donc, elle vous confère le pouvoir de résoudre ces problèmes !
Et d’un simple clic de votre souris par-dessus le marché !

En voilà l’attrait. Grâce à la pétition internet, le sentiment d’impuissance et d’incapacité à maîtriser les évènements qui se jouent sur une échelle démesurée se trouve remplacé par la certitude qu’un véritable changement va voir le jour sans plus d’effort qu’il n’en faut pour taper quelques lettres sur un clavier, juste assez pour afficher votre nom sur une liste grandissante de cyber-activistes tout aussi engagés que vous. Par la baguette magique de la pétition internet ceux qui se sentaient relégués en touche sont transformés en de puissants agents de changement social. De quoi vous monter à la tête.

Mais ce n’est qu’illusion.
La pétition internet n’est en réalité que le dernier avatar de l’activisme en pantoufles, cette quête de l’auto-satisfaction ultime tirée du sentiment d’être venu au secours de la société sans avoir eu besoin de se salir les mains ni d’investir de son temps ou de son argent.
Ces dernières années ont vu de curieux appels à l’aide. Tantôt il s’agissait d’aider un bambin leucémique à collectionner le plus possible de cartes de visites pour lui permettre de figurer dans le Guinness Book of Records avant de mourir, tantôt c’est un message qu’il fallait diffuser le plus largement possible car une grosse société avait soi-disant promis de verser, à chaque message ainsi relayé, quelques centimes pour soigner un enfant mourant. C’est encore l’activisme en pantoufles qui en a poussé beaucoup à répondre à ces appels, dont on soupçonne sans jamais trop le savoir qu’ils étaient des canulars.

C’est encore et toujours l’activisme en pantoufles qui nous pousse à boycotter telle compagnie pétrolière ou à éviter d’acheter de l’essence un certain jour de la semaine — c’est tellement plus facile que de réduire systématiquement sa consommation personnelle en conduisant moins ou en prenant les transports en commun.
Et éteindre vos lumières et vos appareils ménagers pendant cinq minutes un jour par an est bien le fin du fin de l’activisme en pantoufles.
Cet activisme là se présente sous bien d’autres formes encore mais notre but ici était d’en offrir seulement quelques exemples et non pas d’en établir une liste définitive.
De quelque manière qu’il se manifeste, la caractéristique clef de l’activisme en pantoufles, son thème central, c’est faire de “bonnes actions” qui ne coûtent pas cher en temps, en argent ou en efforts. Aider à collecter des cartes de visite, relayer des messages, boycotter et appeler au boycott, signer des pétitions internet.

Les pétitions internet satisfont ainsi le besoin que nous avons tous de faire le bien et d’atténuer ce sentiment de culpabilité tenace qui nous dit que nous devrions faire quelque chose de concret pour améliorer le monde où nous vivons. En tant que telles les pétitions internet remplissent un rôle d’exutoire — ceux qui “signent” ces messages éprouvent un sens d’accomplissement personnel allié à la sensation réconfortante d’être venus au secours de la société.
Cette “bonne action” donne un double sentiment d’accomplissement. Il y a d’une part la signature — elle sert une cause louable, c’est une bonne action en soi. Il y aussi l’action elle-même de signer — elle sert l’amour-propre du signataire. Voilà pourquoi les pétitions internet c’est sexy. Qu’importe qu’elles n’aient pas le moindre espoir d’aider à réaliser leurs buts déclarés, elles nous donnent une occasion de nous féliciter d’avoir “fait quelque chose” au lieu de continuer à nous sentir coupables de ne rien faire.
Il importe finalement peu qu’elles accomplissent ou pas quelque chose. Nous nous imaginons avoir pris part à quelque chose de louable et nous avons donc une meilleure opinion de nous-mêmes : c’est tout ce qui compte à nos yeux.

Les pétitions internet étant à la mode, plusieurs sites Web sont apparus pour répondre à l’intérêt qu’elles suscitent. L’existence de ces sites ne donne pas plus de crédibilité à l’humble pétition internet qu’elle n’en avait déjà, ni ne lui confère plus de pouvoir à provoquer du changement. L’existence de ces sites (même les mieux conçus et les plus impressionnants) ne change absolument rien aux défauts inhérents des pétitions internet. Quiconque serait tenté de confondre l’apparence de la légitimité avec la légitimité elle-même ferait bien de se souvenir que plus d’un gogo s’est fait gruger des économies de toute une vie par un beau parleur avec un impressionnant papier à en-tête, installé dans un luxueux bureau apparemment bien pourvu en personnel. L’habit ne fait pas le moine.

Nous ne vous donnerons pas d’opinion sur la légitimité de tel ou tel site (c’est-à-dire si les pétitions qu’il abrite sont réellement envoyées à ceux auxquels elles se disent destinées et si toutes les “signatures” données par les visiteurs leur sont vraiment jointes). Posez plutôt ces questions directement aux sites eux-mêmes. Nous préférons attirer l’attention de nos lecteurs sur un autre aspect de la question qu’ils ne prendraient peut-être pas en considération sans cela.

Nombre de ces sites comportent des bannières publicitaires qui sont autant de sources de revenus pour leurs opérateurs. Cela signifie que chaque fois que quelqu’un vient y lire ou y signer une pétition, les propriétaire du site encaissent un revenu. Cela a lieu qu’il s’y trouve ou non une pétition véritable, que les pétitions soient envoyées ou non à leurs destinataires désignés, que les “signatures” soient ou ne soient pas recueillies et jointes aux pétitions, que seules les “signatures” vraiment recueillies soient jointes, et non d’autres fabriquées par les propriétaires du site. Un site de pétition complètement frauduleux rapportera de l’argent à ses propriétaires tout autant qu’un site scrupuleusement honnête car son revenu est fonction du nombre de ses visiteurs, et non pas du nombre de pétitions remplies et effectivement envoyées à leurs destinataires désignés, ni de l’efficacité de ces pétitions.

Certes, nombre de sites (pétitions internet ou autres) comportent des bannières publicitaires. Certes, les revenus tirés de celles-ci sont souvent tout ce qui leur permet de rester ouverts. La présence de publicités ne préjuge rien quant à la qualité ou à l’intégrité du site, mais le fait que ces publicités soient présentes devrait être pris en considération quand on s’interroge : “La raison d’être de ce site est-elle bien celle que j’imaginerai s’il n’y avait pas ces publicités ?”

Quoi que l’on puisse dire d’autre sur les cyber-pétitions (et nous en avons dit beaucoup jusqu’ici), elles servent parfois un but réel et valable : celui d’outils efficaces pour faire connaître aux gens des situations dont ils n’auraient pas ou peu connaissance autrement. Par exemple, dans les jours précédant l’attentat du 11 septembre et la guerre qui s’ensuivit contre les talibans, une cyber-pétition dénonçant la condition des femmes en Afghanistan oeuvra à éclairer beaucoup de gens sur ce qui se passait là-bas. Que sa prémisse (“Si seulement les talibans savaient que ce qu’ils font est mal, ils arrêteraient”) ait été épouvantablement fausse ne change pas le fait qu’elle ait contribué à informer les gens.

Bien sûr, ce même but, louable, serait mieux servi en faisant circuler sur l’Internet des analyses et des articles documentés. Cela au moins n’encourage pas ce climat grandissant d’activisme en pantoufles et d’illusion d’un changement social durable acquis sans effort au prix d’une participation qui ne coûte rien.

Nous encourageons ceux qui veulent jouer les redresseurs de torts à utiliser leur clavier pour composer de véritables lettres à leurs représentants ou à qui il leur semble opportun de contacter sur tel ou tel sujet. Les vraies lettres, celles écrites avec ses mots à soi et envoyées par la poste, reçoivent beaucoup plus d’attention que les circulaires (ne parlons même pas des pétitions). Ceux qui sont résolus à se faire entendre ne devraient pas l’oublier. Oui, l’effort nécessaire est bien plus grand.
Mais c’est justement ce qui fait toute la différence.

Nous vous proposons une alternative à la lettre écrite par vous et envoyée par la poste par vous, c’est la lettre écrite par nous mais envoyée par la poste par vous, tinyurl.com/D95PA9. Ca marche, comme en témoignent les articles de presse tinyurl.com/C44RVR que nous avons obtenus grâce à vos envois.

(A propos des pétitions internet, voir aussi : tinyurl.com/C86GCH)

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