SITAmnesty

Mercredi 8 juillet 2009

Un gouffre d’incompréhension sépare [?] et Musulmans

Devinette :
Voici deux dépêches AFP, l’une concernant des émeutes musulmanes en Chine, l’autre concernant des émeutes musulmanes en France. L’une des deux est la transposition de l’autre.
A votre avis, quelle est la dépêche AFP originale ?

Un gouffre d’incompréhension sépare Hans et Ouïghours

“Ils étaient comme des animaux en furie”: dans son salon de coiffure tout retourné, une Han, ethnie majoritaire en Chine, reste abasourdie par le déferlement de violences au Xinjiang, une région où Pékin a, assure-t-elle, “apporté le développement économique”.


Photographe : Peter Parks AFP :: Des femmes le 6 juillet 2009 dans une rue dévastée d’Urumqi

“Seuls des gens habités par le Mal feraient quelque chose comme cela. Il n’y a pas d’excuses”, juge cette commerçante s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Urumqi, la capitale régionale du Xinjiang (nord-ouest), s’est embrasée dimanche soir quand des milliers d’émeutiers sont descendus dans les rues et ont attaqué des Hans, selon les témoignages d’habitants.

Ces heurts ethniques ont fait au moins 156 morts et plus d’un millier de blessés, selon un bilan officiel. La télévision chinoise a montré des blessés couverts de sang, des carcasses de véhicules incendiés et des foules jetant des pierres sur les forces de l’ordre ou retournant des voitures de police.

“Ce qu’ont fait les Ouïghours est horrible”, estime une fonctionnaire local, Zhang, qui refuse de divulguer son identité. Malgré les troubles, elle n’a aucune intention de plier bagages car, insiste-t-elle, “la Chine est un pays unifié. On ne s’en va pas comme ça. C’est notre pays”.

Comme beaucoup de Hans, son incompréhension est totale et son intérêt inexistant à l’égard des doléances des Ouïgours, qui reprochent à Pékin de les avoir marginalisés et de tenter de siniser la région sur le modèle tibétain.

Le Xinjiang compte près de 20 millions d’habitants, de 47 ethnies, parmi lesquels les Hans sont passés de 6% à 40% de la population avec la politique de développement et de sinisation de Pékin depuis les années 90.

“Il y a eu des violences comme celles-ci par le passé et il y en aura d’autres si les choses ne changent pas”, prévient Anwar, un Ouïghour à la forte carrure qui se propose fièrement de montrer au journaliste de l’AFP l’endroit où des Hans ont été frappés ou tués à coups de machette.

“C’est supposé être le Xinjiang, une région autonome Ouïghoure (…). Mais les Hans contrôlent tout. Les Ouïghours sont toujours maltraités par les Hans”, accuse-t-il. D’autres musulmans turcophones affirment ressentir les mêmes injustices mais sont nettement plus mesurés.

“Nous voulons juste la paix. Il y a de bons Hans et de Mauvais hans, comme partout”, estime Yusufina dont le fils et le mari ont été détenus par les forces de l’ordre après les émeutes. “Nous ne détestons pas les Hans, nous voulons juste que nos proches soient relâchés”, dit-elle. La police chinoise a arrêté 1.434 personnes, dont 55 femmes, après les violences.

Mardi matin, au moins 200 personnes manifestaient à Urumqi, dont beaucoup de femmes dénonçant des arrestations arbitraires et exigeant des comptes sur la disparition de leurs proches.

Nombre de Ouighours imputent les violences de dimanche à un incident en apparence bénin mais révélateur du fossé entre les deux ethnies: une grande bagarre ayant opposé fin juin des Hans et des Ouighours dans une usine de jouets du Guangdong (sud).

Une rumeur selon laquelle deux employées hans auraient été sexuellement agressées par des Ouïghours avait déclenché la bagarre qui avait fait deux morts — deux Ouïghours — et près de 120 blessés, selon les médias officiels.


“Ils étaient comme des animaux en furie”: dans son salon de coiffure tout retourné, une Française, ethnie majoritaire en France, reste abasourdie par le déferlement de violences en Alsace, une région où Paris a, assure-t-elle, “apporté le développement économique”.


Photographe : Peter Parks AFP :: Des femmes le 6 juillet 2009 dans une rue dévastée de Strasbourg

“Seuls des gens habités par le Mal feraient quelque chose comme cela. Il n’y a pas d’excuses”, juge cette commerçante s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Strasbourg, la capitale régionale de l’Alsace (est), s’est embrasée dimanche soir quand des milliers d’émeutiers sont descendus dans les rues et ont attaqué des Français, selon les témoignages d’habitants.

Ces heurts ethniques ont fait au moins 156 morts et plus d’un millier de blessés, selon un bilan officiel. La télévision française a montré des blessés couverts de sang, des carcasses de véhicules incendiés et des foules jetant des pierres sur les forces de l’ordre ou retournant des voitures de police.

“Ce qu’ont fait les Musulmans est horrible”, estime une fonctionnaire local, Marie, qui refuse de divulguer son identité. Malgré les troubles, elle n’a aucune intention de plier bagages car, insiste-t-elle, “la France est un pays unifié. On ne s’en va pas comme ça. C’est notre pays”.

Comme beaucoup de Français, son incompréhension est totale et son intérêt inexistant à l’égard des doléances des Musulmans, qui reprochent à Paris de les avoir marginalisés et de tenter de franciser la région sur le modèle vendéen.

L’Alsace compte près de 20 millions d’habitants, de 47 ethnies, parmi lesquels les Français sont passés de 6% à 40% de la population avec la politique de développement et de francisation de Paris depuis les années 90.

“Il y a eu des violences comme celles-ci par le passé et il y en aura d’autres si les choses ne changent pas”, prévient Anwar, un Musulman à la forte carrure qui se propose fièrement de montrer au journaliste de l’AFP l’endroit où des Français ont été frappés ou tués à coups de machette.

“C’est supposé être l’Alsace, une région Musulmane sous concordat (…). Mais les Français contrôlent tout. Les Musulmans sont toujours maltraités par les Français”, accuse-t-il. D’autres musulmans arabophones affirment ressentir les mêmes injustices mais sont nettement plus mesurés.

“Nous voulons juste la paix. Il y a de bons Français et de Mauvais Français, comme partout”, estime Yusufina dont le fils et le mari ont été détenus par les forces de l’ordre après les émeutes. “Nous ne détestons pas les Français, nous voulons juste que nos proches soient relâchés”, dit-elle. La police française a arrêté 1.434 personnes, dont 55 femmes, après les violences.

Mardi matin, au moins 200 personnes manifestaient à Strasbourg, dont beaucoup de femmes dénonçant des arrestations arbitraires et exigeant des comptes sur la disparition de leurs proches.

Nombre de Musulmans imputent les violences de dimanche à un incident en apparence bénin mais révélateur du fossé entre les deux ethnies: une grande bagarre ayant opposé fin juin des Français et des Musulmans dans une usine de jouets de Marseille (sud).

Une rumeur selon laquelle deux employées Français auraient été sexuellement agressées par des Musulmans avait déclenché la bagarre qui avait fait deux morts — deux Musulmans — et près de 120 blessés, selon les médias officiels.

Réponse : la dépêche d’origine est http://tinyurl.com/mxvggc

Comment se fait-il que les DEUX dépêches semblent toutes deux décrire des évènements réels malgré la transposition entre deux pays qui n’ont rien à voir entre eux sauf… le point commun d’une présence musulmane ?

Indice n°1 : la réponse est dans la question :-)

Indice n°2 : un petit dessin vaut mieux qu’un long discours

Photo de la réalité, juillet 2009, AFP :

Dessin de l’islamophobie, octobre 2007, Bergolix :
La bombe à retardement démographique musulmane

Conclusion ? Au choix…
1/ La réalité est islamophobe, il faut porter plainte contre la réalité et la faire condamner lourdement pour racisme.
2/ Mêmes causes = mêmes effets : islam = violence.

Dimanche 16 novembre 2008

Le président toulousain de SOS Racisme mis en examen

Classé dans : Chance pour la France, Zone Urbaine Sensible — sitamnesty @ 16:51

Mohamed Benhamida

Soupçonné «d’agressions sexuelles» lors des élections cantonales.

« C’est un complot contre moi, un acharnement injustifié. » Joint hier soir, le président régional de SOS Racisme, Mohamed Benhamida, a vivement réagi, à sa sortie du palais de justice.

Mis en examen pour « agressions sexuelles », et laissé libre sous contrôle judiciaire, le responsable associatif est soupçonné d’avoir eu des gestes mal placées à l’égard de deux jeunes filles âgées d’une vingtaine d’années. Des accusations qu’il nie en bloc. Les faits qui lui sont reprochés remontent au mois de mars dernier, en pleine période électorale. Candidat aux cantonales, Mohamed Benhamida, 41 ans, avait …

La suite sur :
http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/15/
492740-Le-president-toulousain-de-SOS-Racisme-mis-en-examen.html

Une personne placée en garde à vue puis présentée au parquet et mise en examen est présumée innocente.

L’information sur la présomption d’innocence circule très mal au sein de l’association SOS-Racisme, chez qui tous les français sont présumés coupables.
On peut légitimement supposer que le président régional de SOS Racisme, Mohamed Benhamida, est français puisque l’article de la Dépêche du Midi ne précise pas qu’il ne le soit pas.
Il y a donc risque que ce français soit présumé coupable au sein de SOS-racisme.
Il est de notre devoir d’informer tous les comités de SOS-Racisme de la présomption d’innocence concernant leur représentant afin de pallier le déficit de communication interne propre à cette association.
Nous devons prévenir tous les comités de SOS-Racisme que le président régional de SOS Racisme, Mohamed Benhamida, est présumé innocent de l’accusation de harcèlement sexuel dont il fait l’objet.

Prévenir tous les comités de SOS-Racisme, c’est très simple avec la méthode Amnesty International SITA : une lettre dans une enveloppe timbrée, envoyée par la poste (voir http://tinyurl.com/6r4fsu et http://tinyurl.com/592ezu )

Et c’est très efficace, voir http://tinyurl.com/6YJBNY , http://tinyurl.com/65VA54 , http://tinyurl.com/56o47F etc.

Vous trouverez l’adresse postale du comité de SOS-Racisme le plus proche de chez vous à partir de la page
http://www.sos-racisme.org/-Contacts-comites-.html

Pour la lettre elle-même, c’est encore plus simple :

- Imprimer (directement depuis le navigateur : Fichier [ > Mise en page | Aperçu avant impression ] > Imprimer…) l’article d’origine donné sur le lien “La suite sur :”
Il rentre sur une feuille recto.
Avec ça le destinataire saura DE QUOI on veut lui causer.

- Au dos, imprimer de même la première page du présent article (et de ses commentaires éventuels)
Avec ça le destinataire saura QUI lui cause.

Un timbre tarif 20 grammes de base permet d’envoyer deux feuilles, vous pouvez donc rajouter une feuille d’information complémentaire (recto-verso) par exemple, un article au hasard pioché dans http://www.bivouac-id.com/tag/violences/

Si vous ne souhaitez pas rester dans le fait divers, vous pouvez utiliser d’autres documents plus généraux :

- une sélection de dessins de Steph Bergol, http://www.coranix.org/stephbergol/
Ceux-là résument bien la condition de la femme dans l’islam :
http://www.coranix.org/stephbergol/simpli/platre.htm
http://www.coranix.org/stephbergol/simpli/petanque.htm
http://www.coranix.org/stephbergol/simpli/lapidation.htm

ou
- une présentation de l’islam : http://tinyurl.com/2m8ggr

ou bien
- une présentation de la psychologie des musulmans : http://tinyurl.com/5kxhu6

ou encore
- la lettre à l’humanité d’Ali Sina : http://tinyurl.com/6e7owe

Mettre dans une enveloppe, écrire l’adresse, timbrer et poster.

Ce n’est pas plus compliqué que cela de défendre la présomption d’innocence.

Si vous pouvez investir plus d’un timbre, vous pouvez faire de même à plus d’un comité de SOS-racisme.

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