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mardi 5 décembre 2006

La Der des der – Norman SPINRAD

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La Der des der - Norman Spinrad - couverture édition Presses de la Cité 1986
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Verso
Illustration : Raymond Hermange
PRESSES DE LA CITÉ, coll. Futurama 3e série – Superlights n° 31, janvier 1986
162 pages, ISBN : 2-258-01662-2

LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE EST POUR DEMAIN !

Hassan al Korami, émir d’un riche état pétrolier du golfe Persique, est parvenu à se procurer l’arme atomique auprès de cyniques marchands internationaux. Ses menaces visent la sécurité d’Israël. Les Etats-Unis et l’URSS ne peuvent rester indifférents. La tension monte, les ultimatums se succèdent et plus rien ne semble pouvoir empêcher l’Apocalypse nucléaire. Seulement…
Le président des Etats -Unis est devenu totalement obsédé sexuel à la suite d’une overdose… Le chef de l’Etat soviétique est mort depuis 10 ans et c’est son cadavre animé qui dirige le pays… La bombe livrée au Koram est contrôlée par des jeux vidéos pleins de soucoupes volantes et de monstres poilus !
Seul l’humour corrosif de Norman Spinrad pouvait donner toute son ampleur à ce récit inédit, satirique et délirant, mené tambour battant, mais pas si éloigné que ça de la réalité.
Un nouveau tour de force de la part de l’auteur de

Rêve de fer et de La dernière croisière du Dragon Zéphyr.

Titre original : World war last (1985)
Traduction de Jacques GUIOD

Six semaines avant le jour des élections, Elmer Powell, le célèbre organisateur de sondages, reçut un appel téléphonique d’un fonctionnaire anonyme de l’ambassade du Koram, qui lui fit une proposition à laquelle il ne comprit pas grand-chose, mais qu’il pouvait encore moins refuser.
Hassan al Korami désirait une consultation privée, pour laquelle il offrirait à Powell l’équivalent d’un million de dollars dans la devise de son choix.
Il n’y avait qu’une condition : Hassan voulait lui parler sur-le-champ, ce qui signifiait que Powell devait s’envoler dans moins de vingt-quatre heures pour Koramibad. C’était à prendre ou à laisser.
Powell accepta, bien entendu. Trois heures plus tard, une limousine de l’ambassade du Koram l’attendait devant son bureau de Washington : malgré la circulation, il ne lui fallut qu’une heure et demie pour gagner l’aéroport international de Dulles. Un quart d’heure après, Powell montait à bord d’un Concorde des Koram Airlines et s’envolait aussitôt pour le minuscule émirat arabe.
Il eut l’impression d’être l’unique passager, mais c’était une chose dont il ne pouvait être certain, l’intérieur de l’appareil étant agencé sous forme de petites tentes privées.
On lui servit un excellent repas à la française, mais il ne put avoir ni (more…)