SITAmnesty

lundi 14 mai 2012

Mystérieuse réapparition de l’épée de Jeanne d’Arc

Filed under: Estoc & Taille,Interlude — sitamnesty @ 18:51

gros plan sur le haut de l'épée de la statue de Jeanne d'Arc à l'intérieur de la cathédrale de ReimsREIMS (Marne). On a encore volé l’épée de Jeanne d’Arc, non plus sur son cheval mais à l’intérieur même de la cathédrale ! Un homme l’a larcinée vendredi midi sur une statue. Coup de théâtre samedi soir : quelqu’un est venu la restituer.

LA MALÉDICTION a encore frappé ! Comme chaque printemps – ou presque -, un maniaque s’en est pris à l’épée de Jeanne d’Arc. On était habitué au vol ou à la dégradation de l’épée fièrement brandie par la Pucelle du haut de son destrier, sur le parvis.
Cette fois-ci, c’est à l’intérieur même de la cathédrale que le larcin a été commis.
Il est environ 12 h 30, vendredi. En raison de la pause de midi, l’affluence des visiteurs est moindre dans le déambulatoire. Près du chœur, côté nord, se trouve une chapelle absidiale avec la statue de « Jehanne au sacre », sculpture terminée en 1901 par Prosper d’Epinay après deux années de travail.

Course-poursuite à Notre-Dame

L’armure est en bronze argenté, le visage en ivoire, la tunique en marbre jaune. Léguée à la cathédrale en 1909, la statue dressée au fond de la chapelle représente la Pucelle au sacre de Charles VII. « Il émane du visage de Jeanne d’Arc une grande douceur, un recueillement et une paix intérieure », commente l’écriteau.

La statue de Jeanne d'Arc en la cathédrale de Reims avant le vol de son épée. L'épée en métal fait partie intégrante de l'œuvre réalisée en 1901 par Prosper d'Epinay.
La statue avant le vol.
L’épée en métal fait partie intégrante de
l’œuvre réalisée en 1901 par Prosper d’Epinay.

Tout le contraire de ce personnage d’une trentaine d’années qui enjambe soudain la balustrade pour accéder à la statue.
Muni d’un morceau de bois, il exerce une pesée sur l’épée en métal que Jeanne tient entre ses mains, pointe dirigée vers le sol. Il parvient à la sortir de son logement tandis qu’un visiteur alerte un agent d’accueil qui voit le voleur s’enfuir dans le déambulatoire avec l’épée.
L’individu contourne le chœur, remonte en direction du portail principal mais s’échappe par la porte permettant d’accéder directement à la cour du palais du Tau, une toute nouvelle issue inaugurée au mois de mars.
De là, sa trace se perd dans les rues environnantes.

La statue de Jeanne d'Arc en la cathédrale de Reims après le vol de son épée. L'épée en métal fait partie intégrante de l'œuvre réalisée en 1901 par Prosper d'Epinay.
La statue après le vol. Photo Aurélien LAUDY

Réapparition mystérieuse

Seul le bout de bois a pu être récupéré. « On dirait une moulure arrachée à la porte d’un meuble. Nous ne savons pas d’où elle vient. [Addendum : il semblerait qu’elle provienne de la porte du tombeau de Saint Rémi, vandalisé quelques heures avant le vol de l’épée, probablement par la même personne] Nous avons vérifié, il n’y a rien qui correspond au sein de la cathédrale », indique le père Jean-Pierre Laurent, curé de la paroisse Saint-Jacques/Notre-Dame. « La statue en elle-même ne semble pas avoir souffert du vol. Il n’y a pas de dégradation visible mais le préjudice patrimonial est certain car cette épée fait partie intégrante de l’œuvre», ajoutait le prêtre rencontré hier matin. Il n’existe aucune copie de l’épée car Prosper d’Epinay a voulu faire de sa « Jehanne au sacre » une œuvre unique. Sollicité à plusieurs reprises pour des commandes de répliques, il les a toujours refusées.

La statue de Jeanne d'Arc en la cathédrale de Reims après le vol de son épée. Vendredi midi, le voleur a enjambé la balustrade pour voler l'épée des mains de Jeanne, dans une chapelle située près du chœur. L'épée en métal fait partie intégrante de l'œuvre réalisée en 1901 par Prosper d'Epinay.
Vendredi midi, le voleur a enjambé la
balustrade pour voler l’épée des mains de
Jeanne, dans une chapelle située près du chœur.

Remplacer une épée de Jeanne peut coûter cher. Ainsi, en 2002, la ville de Reims avait dû débourser 12 000 € pour remplacer celle dérobée sur le destrier, mais le père Laurent gardait espoir : « On va d’abord essayer de la retrouver avant de se poser la question de son remplacement ».
Hier soir, coup de théâtre : son vœu a été exaucé. Une personne venue à la cathédrale a restitué l’épée avant de s’éclipser. Le prêtre l’a annoncé sans en dire plus, préférant réserver les quelques renseignements qu’il possédait à la police « Je compte m’y rendre lundi matin. L’épée est en bon état et nous l’avons remise à sa place. »
La plainte déposée la veille devrait être retirée. Qui est le voleur ? Un détraqué ? Un provocateur agissant par défi ? A-t-il ramené lui-même l’épée ou bien s’agit-il d’un proche informé de son geste ? Autant de questions dont les réponses restaient impénétrables. Des ténèbres, la lumière jaillira peut-être dans les jours à venir.

Fabrice CURLIER

Source : http://www.lunion.presse.fr/article/marne/une-epee-de-jeanne-darc-volee-a-la-cathedrale – Dimanche 13 mai 2012
Archives : ImagePdf

Cinq vols et trois dégradations sur la statue équestre du parvis

C’en est devenu un mauvais feuilleton. Dans cette bonne ville de Reims qui l’a vu conduire Charles VII au sacre, Jeanne d’Arc n’en finit plus d’être offensée à travers son épée.
Si le vol commis vendredi midi à l’intérieur même de la cathédrale semble être une première, il en va autrement de sa statue équestre dressée sur le parvis. Depuis 1996, l’œuvre sculptée cent ans plus tôt par Paul Dubois a connu cinq vols et trois dégradations de son épée. En tout, huit incidents dont sept entre mars et juin. La sève printanière détraquerait-elle certaines cervelles ?

Mai 1996
Première dégradation de l’épée en bronze par un SDF qui la plie en deux. Avant de partir en psychiatrie, il a le temps de dire aux policiers qu’il a tordu l’épée car elle représente un « symbole phallique » portant gravement atteinte à sa conscience.

Avril 2002
Premier vol de l’épée. La Ville de Reims fait réaliser un moule sur une autre statue de Paul Dubois pour obtenir une copie. Coût de l’opération : 12 000 €. L’original est retrouvé en septembre 2006, enfoui dans un if près de la statue.

Avril 2004
Deuxième vol. Le moule ayant été conservé, la nouvelle copie ne coûte « que » 5 200 €.

Mars 2006
L’épée est retrouvée pliée en deux. Coût du « redressement » : 3 600 €.

Juin 2006
Troisième vol, à la veille des fêtes Johanniques ! Quelques jours plus tard, un psychiatre récupère l’épée des mains de quatre patients auteurs du larcin, effrayés par la médiatisation de l’affaire.

Mai 2008
Quatrième vol. « Nous avons voulu faire un canular », explique l’un des auteurs dans un coup de fil anonyme passé deux mois plus tard à l’union. Sur ses indications, l’épée est retrouvée dans un bosquet du parvis de l’église Saint-André. La Ville de Reims, échaudée, décide de remplacer l’épée en bronze par un accessoire de théâtre.

Janvier 2009
Accessoire ou pas, cinquième vol de l’épée retrouvée la semaine suivante dans la chambre d’un ado hébergé en foyer à Tinqueux. Il l’avait volée « pour s’amuser ». Trop abîmée, l’épée est remplacée par un nouvel accessoire de théâtre.

Mars 2011
Troisième dégradation de l’épée à ce point tordue que Jeanne semble brandir un lasso. Depuis, un nouvel accessoire a été posé et plus personne n’est venu importuner la Pucelle.

Sur le parvis, face à la cathédrale de Reims, l'épée de la statue équestre de Jeanne d'Arc a subi elle aussi certains désagréments.
Sur le parvis, face à la cathédrale, l’épée de Jeanne
la cavalière a subi elle aussi certains désagréments.

F.C.

Source : http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/cinq-vols-et-trois-degradations-sur-la-statue-equestre-du-parvis – Dimanche 13 mai 2012
Archives : ImagePdf

L’épée de Jeanne d’Arc

La vie de Jeanne d’Arc fourmille d’événements où les contemporains voient régulièrement des petits miracles, référencés explicitement dans les procès. Ces évènements ont grandement contribué à forger la légende et l’histoire officielle de Jeanne d’Arc.
La découverte miraculeuse de l’épée dite de « Charles Martel » sous l’autel de Sainte-Catherine-de-Fierbois, en est un exemple.

Groupe de jeunes chanteuse Les Brigandes - Chanson Jeanne [d'Arc] (j'ai trouvé une épée)
Les Brigandes – Chanson Jeanne (j’ai trouvé une épée)

Sur YouTube : youtube.com/watch?v=Th4vipUPX2E

La légende veut que Charles Martel, en 732, après avoir repoussé les Sarrasins des portes de Tours et les avoir battus sur la route de Poitiers, exterminât les dernières troupes dans les bois qui avoisinaient alors Sainte-Maure.
Pour remercier Dieu de cette victoire décisive sur les Maures, Charles-Martel fit construire en ce lieu sauvage appelé Fierbois (ferus bocus) une petite chapelle, dédiée à sainte Catherine d’Alexandrie, patronne des soldats. En ex-voto, il y déposa, derrière l’autel, son épée.

Jeanne d’Arc, poussée par ses voix (sainte Catherine, sainte Marguerite et l’archange saint Michel) se fait conduire par Robert de Baudricourt auprès du dauphin (futur Charles VII).
Elle part de Vaucouleur le 23 février escortée de 6 hommes, et arrive le 4 mars 1429 à Sainte-Catherine-de-Fierbois. Elle est hébergée dans l’aumônerie construite par Boucicaut. Elle fait rédiger une lettre au dauphin qu’elle fait porter par deux hommes de son escorte et va prier devant la statue de sainte Catherine qui trône dans la chapelle dédiée à son nom. Le lendemain elle assiste à trois messes dans cette même chapelle. Ayant reçu réponse à son courrier, elle se met en route pour Chinon le 6 mars.

Une fois reconnue auprès du futur Roi comme l’envoyée du Seigneur, elle se rend à Tours pour y récupérer l’armure confectionnée pour elle et quand on lui propose une épée, elle la refuse prétextant que « ses voix » lui avaient révélé l’existence d’une autre, enterrée derrière l’autel de la chapelle de Sainte-Catherine-de-Fierbois et reconnaissable à cinq croix gravées sur la garde (l’épée de Charles Martel).

Voici ce que l’on peut lire à ce propos dans les minutes de son procès :

« …Tandis que j’étais à Tours, j’envoyai chercher une épée qui se trouvait dans l’église Sainte-Catherine-de-Fierbois derrière l’autel.
– Comment saviez-vous que cette épée fût là ?
– Cette épée était en terre, toute rouillée et la garde était ornée de cinq croix. Je sus qu’elle se trouvait là par mes voix, et l’homme qui l’alla chercher ne l’avait jamais vue. J’écrivis aux ecclésiastiques dudit lieu qu’ils voulussent bien m’envoyer cette épée, et ils me l’envoyèrent. Elle n’était pas trop enfoncée en terre, derrière l’autel comme il me semble. Aussitôt après que l’épée eut été trouvée, les ecclésiastiques dudit lieu la frottèrent, et aussitôt la rouille tomba sans difficulté.
Ce fut l’armurier de Tours qui l’alla chercher. Les prêtres de Fierbois me firent don d’un fourreau, et les habitants de Tours d’un autre. On fit donc faire deux fourreaux, l’un de velours vermeil, et l’autre de drap d’or. Et moi j’en fis faire un troisième de cuir solide… »

Vers la fin de sa mission, Jeanne d’Arc brisa son épée en tapant du plat sur une prostituée qui traînait dans ses troupes à Saint Denis.

Ou se trouve l’épée de Jeanne d’Arc ?

Jeanne d’Arc est passée deux fois à Lagny-sur-Marne : en septembre 1429 et au printemps 1430. Lors de ce second passage, Jeanne accomplit un miracle, sur lequel s’appuieront les autorités catholiques pour sa canonisation : elle ressuscite un enfant mort depuis trois jours, pour lui permettre de recevoir le sacrement du baptême.

À son départ, Jeanne laisse six épées, dont celle qui a appartenu à Charles Martel. Cette « épée sainte » fut cachée par un prêtre de l’abbaye. Elle se trouverait toujours à Lagny, soit dans un souterrain situé sous l’église, soit murée dans un pilier de la chapelle…

Lors de son procès à Rouen, on lui demanda où se trouvait son épée, elle répondit : « Passez outre »

Selon un message reçu par la mystique (plus que controversée…) Agnès-Marie, la dernière mission de sainte Jeanne d’Arc serait de donner son épée au futur chef qui prendra la tête de la bataille pour sauver ce qui reste de la France.
Ce message a été publié dans la revue « Le sourire de Marie » à l’été 2007 :

 

Jésus:  » Chère fille,

Merci de venir à Mon écoute, cet après-midi. Ma belle et douce Jeanne de France veut te parler. Ecoute attentivement sa voix et écris pour mon Peuple :
 » Sois sans crainte, je suis comme toi, tu sais: une servante du Seigneur, je n’ai pas de piédestal qui justifierait une crainte trop respectueuse accueille mes paroles comme celles d’une amie en Christ que je suis. Ecoute, sois attentive. Voici :

Les jours les plus sombres sont devant vous, ceux que j’ai connu ne sont rien en comparaison. Le souffle de haine de Satan attise les noirceurs d’âmes les plus cruelles au cœur des hommes qui refusent d’être enfants de Dieu. Il faut un catalyseur à la résistance. Un chef qui mène les troupes qui, pour l’instant, sont toutes dispersées.

Toutes les bonnes volontés de France doivent se rassembler derrière celui qui prendra la tête de la bataille pour sauver ce qui reste de la France. Comprends-tu ? Il faut un général. Aujourd’hui, tout ceci s’entend spirituellement, bien sûr, mais le rôle et la fonction sont les mêmes : résister aux assauts furieux ennemis et mener à la victoire le parti des enfants de Dieu. Les seules forces humaines n’y parviendront pas, il y faut la grâce de Dieu, la force du destin, la volonté de la vocation endossée avec sérénité et confiance.

Je suis Jeanne de France et je suis celle qui annonce que doit se lever maintenant le germe de la résistance à l’envahisseur. Ces paroles ne seront pas stériles. La faiblesse des gouvernants excite encore plus ces cœurs enfiévrés et les pousses à toujours plus d’arrogance.

A force de doute sur sa légitimité, Charles VII est apparu comme veule et sans caractère. Et Dieu m’a envoyé rallumer la flamme de la vocation. C’est encore ce que je viens faire rallumer la flamme de la vocation de celui que Dieu a choisi depuis toujours pour conduire Son troupeau à travers les temps de confusion extrême.

Moi, Jeanne, je dis : « Lève-toi et accomplis ta mission au service de Dieu! Il faut lever des armées sur tout le territoire, leur donner le bagage doctrinal nécessaire et les envoyer en mission dans toutes les instances décisionnelles. D’autres que toi comprendront ce que je veux.

A leur chef, je donnerai mon épée car telle est ma dernière mission pour la France et pour le roi de France. »

Un commentaire »

  1. […] Lundi 14 mai 2012 Mystérieuse réapparition de l’épée de Jeanne d’Arc […]

    Ping par Six centième anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc « SITAmnesty — mercredi 16 mai 2012 @ 00:38


RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :