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mardi 7 octobre 2014

7 octobre 1571 : La flotte turque est détruite à Lépante

Filed under: Passé présent,Résistance — sitamnesty @ 00:59

Bataille de Lépante

Réflexions historiques et géopolitiques sur l’aboutissement d’un conflit trois fois séculaire.

bataille de Lépante Cliquer pour AGRANDIR - dessin de Guy SAJER1571: bataille de Lépante. Victoire européenne. Défaite turque. Un choc brutal, de grande ampleur pour l’époque, mais un choc bref. La bataille, en effet, ne dure que de trois à cinq heures. Mais, et c’est surtout cela qu’il faut rappeler aujourd’hui, elle s’inscrit dans une vaste épopée : celle de l’Europe, toujours divisée en factions rivales, incapable de bander toutes ses forces dans un effort unique sur le long terme. Mais en dépit des incohérences européennes, l’esprit européen, celui que nous aimerions voir se perpétuer, s’est forgé dans la lutte contre les faits turcs, barbaresques et islamiques, qu’on le veuille ou non, qu’on le déplore au nom d’une solidarité euro-arabe de gaullienne ou de tercériste mémoire ou qu’on l’applaudisse parce qu’on partage la vision de Samuel Huntington (Le choc des civilisations) ou du turcologue français, récemment décédé, Jean-Paul Roux (Un Choc de religions). Cette épopée commence certes avec les Croisades, lancées par le pape Urbain II après la victoire seldjoukide de Manzikert (1071) contre les forces exsangues de l’empire byzantin. C’était cinq cent ans avant Lépante… Dans son discours à Clermont-Ferrand, Urbain II évoque «l’irruption dans la Romania d’une race barbare», dont il faut contrecarrer les desseins. Ce discours, affiché en 2004 dans la cathédrale de Mayence où se tenait une remarquable exposition sur les Croisades, contient finalement peu de références chrétiennes : le Pape qui s’adresse à la chevalerie franque évoque bien plus nettement la Romania, dont Byzance était la partie orientale, certes en bisbille avec Rome, mais qu’il fallait sauver du naufrage provoqué par des tribus qui prenaient le relais des Huns qui, eux, avaient jadis culbuté l’Empire romain et scellé sa disparition. Jugée schismatique ou non, la Rome orientale, parce qu’elle constituait un espace qui jadis avait été romain, ne pouvait pas tomber entre les mains de «barbares», considérés à tort ou à raison comme les héritiers des Huns.

Effervescence nomade et ghazi djihadistes

Malgré leur échec final, les Croisades bloqueront l’arrivée des tribus turques en Anatolie, en cette partie hautement stratégique de l’ancienne Romania, pendant un peu plus de deux siècles. Mais l’histoire est systole et diastole, avancée et reculade. Dès la fin du XIIIe siècle, l’empire byzantin, moribond, est devenu aussi mou que le yoghourt, explique l’historien anglais de l’empire ottoman, Jason Goodwin. Comme dans les années qui ont précédé la bataille de Manzikert, les tribus pastorales turques, avec leurs troupeaux de moutons, s’installent en Anatolie et y font souche. Elles fondent des émirats et des sultanats de modeste envergure, sans aucune perspective d’unité entre eux. Les nouveaux arrivants sont envoyés aux frontières occidentales pour (Lire la suite…)

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