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samedi 12 mars 2016

Roman (1913) L’Invasion noire Par le Capitaine Danrit (Colonel Driant)

timbre 15 francs, colonel Driant 1855-1916 (capitaine Danrit)Un roman visionnaire de politique-fiction, mais aussi de science-fiction, rédigé à la fin du XIXe/début du XXe siècle par le colonel Driant (Capitaine Danrit) qui prédit les ambitions hégémoniques d’un Islam conquérant appuyé sur les masses africaines, la visio-conférence par internet (« téléphonographe à miroir télescopique »), la guerre bactériologique, le passage des envahisseurs par la route des Balkans, les gaz de combat, les discours qui seront ceux des Fronts de libération de l’après-Seconde Guerre mondiale et le projet de retour des juifs en Palestine (vingt ans avant la Déclaration Balfour !) sans compter le fait que Danrit ait choisi de nommer Quarteron le général commandant les forces françaises en Afrique du nord…
Le plus stupéfiant reste sans doute que Danrit nous annonce que, face à la menace, la France doit se défaire de son système parlementaire paralysant et se placer sous la dictature éclairée d’un Maréchal, issu de la famille de Jeanne d’Arc, qui plus est !
Les journalistes ne sont pas épargnés non plus…
L’Invasion noire est un roman finalement beaucoup plus politique que militaire, un « Camp des Saints » datant déjà de plus d’un siècle !

couverture du roman -L'Invasion noire-Tome 1-la mobilisation africaine- par le capitaine Danrit (1913)A JULES VERNE

MON CHER MAITRE,

Lorsque j’étais enfant, vos merveilleux récits me transportaient; arrivé à l’âge d’homme, je les ai relus, admirant avec quel art vous vulgarisez tous les problèmes de sciences naturelles, avec quelles richesses de description vous racontez des voyages imaginaires, simplifiant les question les plus ardues, rendant attrayante l’étude de la géographie, sachant faire jaillir les situations dramatiques et les émotions généreuses, amusant pour instruire, instruisant pour être utile.
Si bien qu’un jour, piqué de la tarentule d’écrire, j’essayai d’appliquer, aux sciences qui dérivent de la guerre, votre merveilleux procédé.
De ce modeste essai est née La Guerre de demain.
Vous m’avez fait l’honneur de m’écrire que, ce roman, « vous voudriez l’avoir fait ».
C’est l’éloge qui m’a touché le plus.
Permettez-moi de vous en remercier en vous dédiant ce nouveau livre, L’Invasion noire, c’est-à-dire l’invasion future de l’Europe par les masses musulmanes d’Afrique fanatisées par un sultan de génie.
Il repose sur une donnée bien problématique, puisque, à l’époque où nous vivons [1913], c’est l’inverse qui se produit, les puissances européennes découpant le Continent noir en tranches proportionnées à leur appétit et s’en partageant comme un vil bétail les populations primitives.
Mais c’est un cadre qui m’a permis de décrire au lecteur l’Afrique d’aujourd’hui encore si peu connue, de faire défiler devant lui avec leurs moeurs et leurs particularités les agglomérations principales de ses vallées et de ses déserts, de lui parler enfin des voyageurs qui l’ont parcourue.
On me pardonnera, je l’espère, certaines énumérations un peu arides mais nécessaires, en songeant que, comme vous, j’ai voulu « instruire en amusant ».
Vous avez intéressé, ému, charmé toute une génération. Merci de tout coeur de vouloir bien mettre un nom aussi universellement sympathique que le vôtre en tête de L’Invasion noire.
Capitaine DANRIT.

Portrait ovale de Jules Verne, sépia

MON CHER CAPITAINE,

Vous voulez bien me dédier votre nouvel ouvrage L’Invasion noire; cependant, après le succès de La Guerre de demain, personne ne peut penser qu’un parrain soit nécessaire pour présenter vos livres au public lettré.
Ne se recommandent-ils pas d’eux-mêmes par leur originalité toute spéciale? Je n’accepte donc ce titre que parce qu’il me permet de vous donner un double témoignage d’estime personnelle et de confraternité littéraire.
JULES VERNE.

 

première page du chapitre 1 du tome 1 du roman -L'Invasion noire- par le capitaine Danrit (1913)PREMIERE PARTIE

LA MOBILISATION AFRICAINE

CHAPITRE PREMIER
A la recherche des mines d’or d’Atougha. — Une Mission italienne. — Désertion des Noirs. — Surprise nocturne. — Massacre. — Le sultan Abd-ul-M’harned. — Guerre à l’Europe. — Assemblée des Chefs africains. — Bûcher funèbre.

Au milieu d’une longue clairière taillée par la nature à l’extrémité nord de la grande forêt du Congo, un cri s’éleva, cri rauque que la peur assourdissait, que dix voix répétèrent et que renvoya aux étoiles l’écho des bois inviolés.
— Aux armes!
Ce cri était poussé en italien.
Des têtes apparurent à l’entrée des tentes, qu’un faible rayon de lune montrait pressées au milieu d’un enclos défensif d’églantiers géants et d’acacias épineux; des hommes armés en sortirent, courant à leurs postes de combat et une voix, celle du chef de la mission, le comte Anselmo Vitali, demanda :
— Qu’y a-t-il donc, Luigi ? encore une alerte comme l’autre nuit?
— Quelque rôdeur noir sans doute, répondit l’officier interpellé. Je vais voir…
Et dans la confusion d’une prise d’armes inopinée, des cris s’élevèrent et en un instant tout le camp fut sur pied.
Ils étaient là 2.600 hommes, une mission comme en avait rarement vu l’Afrique, et telle que l’Italie n’en avait jamais mis sur pied de semblable.
1.600 porteurs Somalis, 400 tirailleurs noirs recrutés dans le Tigré et le Choa, et 600 soldats italiens, l’élite de la garnison de Massouah, formaient cette petite armée.
La fraction combattante, 1.000 hommes environ, était encadrée d’officiers italiens.
Le colonel Vitali avait quitté Massouali treize mois auparavant.
Evitant le territoire de l’Abyssinie, plus rebelle que jamais au joug italien, il avait franchi le Nil Bleu, près de Sennaar, et le Nil Blanc, à Fachoda.
Puis, inclinant au sud-ouest, il avait rejoint le Bahr-el-Ghazal exploré par Schweinfurth, avait coupé l’itinéraire de Felkins et Wilson; enfin la boussole et le sextant en main, il s’était lancé dans l’inconnu, dans cette région inexplorée qui sépare le Darfour de l’Oubanghi et que les peuplades des Niam-Niam appellent le Pays des Rivières.
Depuis un mois il avait franchi la lisière de la grande forêt congolaise, dans les ténèbres dé laquelle Stanley s’était débattu pendant plus de six mois, et avait reconnu ainsi qu’elle étend ses sombres profondeurs jusqu’à plus de 600 kilomètres au nord de l’Arrouimi.
Et bientôt il allait toucher au but ! Il avait franchi 900 kilomètres de désert, 1.400 kilomètres des pays arrosés par le Nil, 400 kilomètres de forêts, et dans cinq jours, cinq jours seulement, il allait parvenir au point que lui avait assigné son gouvernement, au point sur lequel l’Italie tout entière avait les yeux, aux mines d’or d’Atougha.
Car ce n’était pas à la conquête d’un nouvel empire colonial, ce n’était pas davantage à l’exploration de régions inconnues que l’Italie avait envoyé ces hardis pionniers.
C’était à la conquête de l’or, de l’or qui lui manquait, de l’or qui devait l’arracher à la banqueroute menaçante.
Dans son dernier et merveilleux voyage à travers l’Afrique, le colonel Monteil rejoignant le Tchad aux sources du Nil, avait révélé à l’Europe l’existence de mines d’or telles qu’il n’en existait plus au monde.
Une rivière, tributaire du Chari, le Bahar-Dari, roulait des paillettes innombrables du précieux métal.
Il n’y avait qu’à se baisser pour ramasser des trésors.
Et comme jadis, à l’époque des découvertes californiennes, tous les peuples avaient été empoignés par une ardente convoitise.
A la lecture des récits du colonel appuyés sur des preuves irréfragables, à la vue des échantillons de pépites exposées aux vitrines du palais de l’Exposition de 1900, pépites dont quelques-unes atteignaient 25 kilogrammes, une fièvre intense s’était emparée des nations et des individus.
Comme jadis, les Portugais attirés sur la côte de Mozambique par la réputation des mines de Sofala, quatre des principaux Etats de l’Europe avaient organisé de puissantes colonnes, et du Cameroun allemand, de l’Afrique orientale anglaise, du Congo belge et de la Nouvelle-Erythrée italienne des missions étaient parties.
De toutes ces expéditions, la mieux et la plus promptement organisée était celle de l’Italie, et c’est elle que nous trouvons cette nuit d’octobre 19** à quelques jours seulement des trésors convoités.

Tous les noirs ont disparu ! cria, la figure bouleversée, un officier se précipitant vers la tente du colonel.
— Les porteurs?
— Partis, laissant là leurs charges!
— Les Somalis?
— Partis, emportant leurs armes!
Une sueur froide perla sur les tempes d’Anselmo Vitali.
Si près du port, allait-il échouer?
— Que signifie?.. dit-il.
Du fond de l’immense forêt, un bruit s’éleva semblable à celui des vagues heurtant des falaises lointaines.
C’était une rumeur immense, quelque chose de confus, mais de terrifiant.
Des quatre coins de l’horizon elle monta, grandissant.
L’officier avait dit vrai : de cette petite armée l’élément blanc seul subsistait.
Les soldats noirs, contingent incomparable recruté à raison de 400 douros par tête dans la vallée de l’Atbara, les porteurs triés avec soin parmi les naturels du Ilarar et d’Ajan, s’étaient évanouis dans les profondeurs des bois.
Et cette désertion leur avait été d’autant plus facile au milieu de cette nuit obscure que, par mesure de précaution, le colonel Vitali séparait généralement leur camp du réduit central où il se cantonnait avec ses 600 Italiens.
Et ceux-ci restaient seuls exposés à ce danger encore inconnu, mais d’autant plus effrayant que cette désertion totale semblait le résultat d’un mot d’ordre rigoureusement suivi.
La rumeur s’accrut, des milliers de pas crièrent sur le tapis de phrynium et d’amomes de la vieille forêt, et firent plier les branches des figuiers nains.
Le doigt sur la détente, mais l’âme pleine d’une terreur inexpliquée, les soldats italiens attendaient, embusqués derrière leur retranchement d’épines.
Soudain, sur l’une des faces du camp, un coup de feu retentit.
Presque en même temps toutes les armes partirent à la fois.
Une fusillade ardente crépita dans la nuit, illuminant les hautes herbes.
L’ennemi inconnu n’était pas visible encore, mais on le sentait là tout près et la gorge sèche, les yeux agrandis, le corps secoué par un frémissement, les Italiens tiraient dans le noir.
Peu à peu les hurlements de guerre s’éteignirent, et un silence relatif plana sur ce champ de massacre.
Du milieu des bois un son de trompe retentit, lugubre, prolongé; on eût dit un pleur d’hyène se fondant avec un rugissement de lion, et comme si ce signal eût été attendu, des hurlements sans nom s’élevèrent aux quatre coins de l’horizon.

Ce fut une immense clameur qui couvrit les détonations des armes à répétition, comme le bruit de la tempête domine l’appel du canon des navires en détresse, et soudain, de tous les côtés à la fois, des myriades de nègres apparurent, grouillant, se poussant, bondissant, tombant, rampant, accourant à toute vitesse, affreux, hideux, semblables à des légions de démons!
………………………
En un instant la clairière en est pleine.
Ils ne tirent pas.
Ont-ils des armes seulement?
Oui, des coutelas larges d’une main qui étincellent dans la nuit.
Des centaines d’entre eux sont déjà tombés sous les balles au milieu des herbes, mais les vides ainsi produits sont instantanément comblés par la masse hurlante qui sort des bois.
En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, elle a atteint le rempart épineux et l’a franchi de tous les côtés à la fois.
C’est le corps à corps qui commence.
Est-ce bien le corps à corps ?
Non, c’est l’étouffement !
En quelques minutes il achève son oeuvre.
Les coups de feu cessent comme par enchantement, le cercle des nègres se resserre à vue d’oeil.
C’est la marée qui monte autour d’un îlot, le diminuant à chaque remous, puis le recouvrant de vagues qui se heurtent en se rejoignant.
Maintenant, c’est fini !
En moins d’un quart d’heure, la mission italienne a été anéantie jusqu’au dernier homme.
Au milieu des tentes abattues, des centaines de bras se lèvent portant des têtes coupées que la lune éclaire blafardes et qui grimacent lamentablement.
Parmi elles, celle du comte Anselmo Vitali, qui mais n’aura réalisé le rêve doré de son pays.

Et pour la seconde fois, vers le sud, le son de la trompe se fit entendre, plus rapproché que tout à l’heure, et semblable à l’appel d’une sirène de vaisseau.
Soudain le paysage s’éclaira : des torches coururent à travers les arbres et débouchèrent par centaines dans la clairière.
Ceux qui les portaient étaient des noirs absolument nus, et de taille si petite qu’on eût dit une légion d’enfants.
C’étaient les Pygmées, hôtes des bois obscurs où la puissante ramure des arbres intercepte le soleil sur un espacé plus vaste que la France; les Pygmées que Stanley avait rencontrés sur les rives de l’Arrouimi et de l’Itouri, et dont il avait en vain essayé de vaincre l’hostilité par des assurances pacifiques.
Ils étaient là quelques centaines, escorte d’honneur d’un cortège tel que n’en rassembla jamais aucun des conquérants de l’antiquité.
Devant eux les rangs pressés des nègres s’ouvrirent, découvrant les morts qui jonchaient le sol.
Et sur la multitude des noirs entassés dans la clairière, les burnous blancs des Arabes, les pagnes des Sénégalais, les coiffures multicolores des Congolais tranchèrent curieusement.
Il y avait là plus de soixante chefs, appartenant à toutes les régions connues et inconnues de l’Afrique.
illustration  du chapitre 1 du tome 1 du roman -L'Invasion noire- par le capitaine Danrit (1913) : un grand vieillard à la barbe d'un blanc éclatant, à la tournure superbe, le grand khalife de La Mecque, le grand chérif Isolé au milieu d’eux et comme entouré d’une auréole, un grand vieillard à la barbe d’un blanc éclatant, à la tournure superbe, s’avançait majestueux et grave.
Il portait un riche costume arabe : veste brodée d’or, ceinture rouge et verte sur laquelle se détachaient deux pistolets incrustés de nacre et d’argent, large pantalon et bottes en cuir souple.
Sur ses épaules un haïk de soie d’une merveilleuse finesse ondulait en plis harmonieux, et sur la tête il portait le turban vert, qui signale aux yeux des croyants le pèlerin de retour de La Mecque.
Or, cet homme était plus qu’un pèlerin.
C’était le commandeur même des croyants.
C’était Abd-ul-M’hamed, sultan détrôné de Constantinople par les intrigues anglaises, mais toujours considéré comme le chef incontesté de l’islam, parce qu’avant tout il était resté, pour les disciples du Prophète, le grand khalife de La Mecque, le grand chérif!
C’était lui le maitre de l’Afrique musulmane, de l’Afrique du XXe siècle, qui venait d’ordonner ce massacre, et l’avait conduit de telle sorte, que de ces mille hommes pas un n’avait survécu, pas un n’avait pu s’échapper pour porter aux rivages civilisés la terrifiante nouvelle.
Il allait lentement, enjambant les corps étendus, et, s’arrêtant un instant, il contempla la funèbre besogne qu’achevaient silencieusement une centaine de Soudanais géants qui semblaient former sa garde particulière.
Ils venaient de former un monticule des cadavres italiens ; la plupart étaient décapités, quelques-uns avaient (…)

Pour lire la suite :

Tome I
couverture du roman -L'Invasion noire-Tome 1-la mobilisation africaine- par le capitaine Danrit (1913)
MOBILISATION
AFRICAINE

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Tome II
couverture du roman -L'Invasion noire-Tome 2-le grand pélerinage à la Mecque- par le capitaine Danrit (1913)
GRAND PELERINAGE
A LA MECQUE

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Tome III
couverture du roman -L'Invasion noire-Tome 3-la fin de l'islam devant Paris- par le capitaine Danrit (1913)
FIN DE L’ISLAM
DEVANT PARIS

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Ou bien :

Réédition en coffret 4 volumes 15×22 1300 pages :

Capitaine Danrit - L'invasion noire - Éditeur : Gribeauval - Référence : 9782370040039 - Format Coffret 4 volumes 15x22 1300 pp - Nature : Nouvelle édition - Il y a 120 ans, Émile Driant, un officier français auteur de fictions militaires sous le pseudonyme de Capitaine Danrit, avait, au moment où les puissances européennes imposaient à la planète entière un leadership incontesté, imaginé que l’Occident croulerait un jour sous les assauts militaires d’une guerre raciale et religieuse menée par les masses musulmanes africaines et proches-orientales.
comptoirdesediteurs.com

 

TABLE DES MATIERES

Tome I
LA MOBILISATION AFRICAINE

Pages

DÉDICACE

1

CHAPITRE PREMIER

A la recherche des mines d’or d’Atougha. — Une mission italienne. — Désertion des Noirs. — Surprise nocturne. — Massacre. — Le Sultan. Abd-ul-M’hamed. — Guerre à l’Europe. — Assemblée des Chefs africains. — Bûcher funèbre.

5

CHAPITRE II

Aux mines d’or d’Atougha. — Le Bôma du Sultan et sa garde. — Extraction des pépites. — Le roi des Monbouttous. — Les Niam-Niam. — Un allié inattendu. — Traître à son pays. — Un nouvel explosif. — Les Musulmans de l’Inde. — Visite au Trésor. — L’argent, roi du monde moderne. — Fusils de pacotille.

25

CHAPITRE III
L’expérience d’Atougha. — El Kef. — Le plan de campagne du Sultan. — Les sept années du Nord. — Omar, chef d’état-major. — Une invasion de treize millions d’Africains. — Le Tchad. — A Kouka. — Le harem de Mao. — Souvenirs de Saint-Cyr. Touaregs et méharis. — Une caravane de traitants.

47

CHAPITRE IV
Sur les chantiers du Transsaharien. — Tracé de Duponchel. — Tambouctou. — Nedjma la Mauresque. — La Révolte. — Le lieutenant Zahner. — Perdus dans le Sahara. — Soif de sang. — Aux mains des Touaregs. — A Aghadès. — Galette-Pacha.

71

CHAPITRE V
Deux camarades de la promotion du Siam. — Craintes d’internement. — La volonté du Sultan. — Une passion subite. — Sauvée du harem. — Deux ennemis dangereux. — Les pirouettes d’Hilarion. — Ben-Amema. — Conseil de Guerre. — Le cheik supérieur des Touaregs et le chérif des Maures. — La situation au Maroc. — La civilisation musulmane. — Le signal.

107

CHAPITRE VI
Le bûcher de Rouzenvori. — Le Congo belge. — Premiers massacres. — Nzigué. — Le Congo français. — L’oeuvre de M. de Brazza. — Les Fans. — L’armée des Massaï. — Le sorcier Boula. — L’armée de l’Ougandi et les Mahdistes. — La Garde noire. — Une exécution peu ordinaire. — De l’impassibilité des nègres devant la douleur. — Le règlement d’Abd-el-Kader. — Grades inférieurs. — Les souvenirs d’Omar. — Guet-apens. — Doux crépuscule. — L’Invasion en marche.

131

CHAPITRE VII

Une séance du Comité de l’Afrique française. — M. Durville. — Le ballon lenticulaire le Tzar. — Aérostation et aviation. — Une enveloppe en aluminium — L’ingénieur du Transsaharien. — Christiane Fortier. — Une promesse risquée. — Saladin. — Un boulevardier. — Départ.

173

CHAPITRE VIII
Le tangage sur les ballons lenticulaires. — Rage d’amour. — Une lettre. — Descente à Marseille. — Les provisions de Guy. — Expérience de rasance. — Les parents de Saladin. — Souvenirs de Melilla. — Ténébreux projets. — En vue d’Alger.

195

CHAPITRE IX
Un merveilleux panorama. — Le barème de descente. — Chez le général gouverneur. — La panique en Algérie. — Concentration des troupes françaises. — Dans la mosquée de Mohammed-ech-Chérif. — Un « medjless » secret. — Une prédication arabe. – L’enfer et le paradis de Mahomet. — Hiérarchie religieuse. — Première trahison.

219

CHAPITRE X
Dilatation anormale du ballon. — Le rayonnement nocturne en Afrique. — Laghouat. — Mesure d’un arc de méridien entre l’Europe et l’Afrique. — Le fusil à hydrogène solidifié. — Un réservoir de trois mille coups. — Cavalerie d’exploration. — Un officier plein d’entrain. — Le général Quarteron. — La formation en « Tête de porc ». — Deux Touaregs prisonniers. — Convoi d’eau et forage artésien en marche. — L’armée de Ben-Amema. — La prière du soir.

243

CHAPITRE XI
Les craintes de l’ingénieur. — Au bivouac. — L’armée en marche. — Reconnaissance. — Le projecteur électrique. — Les préparatifs de Saladin. — Bataille de nuit. — Ses avantages tactiques. — Salves d’artillerie et feux d’infanterie. — Une charge d’où personne ne revient. — Parapet de cadavres. — Diversion des Touaregs. — Un massacre. — Près du dernier drapeau!

277

CHAPITRE XII

Un blessé. — L’arme de la traîtrise. — Une tuerie. — Vivre pour la vengeance. — Pauvre Garçon ! — Trois coups de revolver.

313

Tome II
LE GRAND PELERINAGE A LA MECQUE

CHAPITRE PREMIER

Saladin triomphe. — Un coup d’oeil sur le champ de bataille. — Lest humain. — Bédouaram et Ilmiden. — Cadavres gênants. — Souvenirs de la mission Flatters. — Une fortune dans le sable. — Au-dessus du Tchad — Son partage entre les puissances. — Le massacre des Ouled-Slimans. — Une pêche miraculeuse. – A la recherche d’Atougha. – Au-dessus du Dahomey. — L’agonie d’un poste français. — Une dépêche.

1

CHAPITRE II
Sur le Nil. — Le sac de l’Abyssinie. — La Mission de Zérouk. — Une conquête de Zahner. — Khartoum et Gordon. – L’arrivée du ballon. — Souvenir d’un créancier. — Entrevue de Saladin et du Sultan. — Les aménités de Zahner. — Une lettre à double sens. — Désespoir.

41

CHAPITRE III
Comment aime la femme arabe. — Un départ précipité. — La flotte internationale. — La politique coloniale de l’Angleterre en Afrique. — Révolte dans l’Inde. — Préparatifs de passage. — Fabrication des explosifs. — Rassemblement des barques. — Les plongeurs Danakils. — Alliés inattendus. — Le vieux Nubar. — Solde inespérée. — Prisonnière au harem

83

CHAPITRE IV
A l’usine de Zérouk. — Une idée de Zahner. — La tête de Ménélik. — Les abus en Abyssinie. — La revanche de l’Afrique. — Un volcan prêt à éclater. — Transport dangereux. — Fatalisme! — Rôle des vaisseaux turcs. — Le placement des torpilles. — Pour sauver les cuirassés français. — Colons et missionnaires. — Un cas de conscience. — Une causerie nocturne.

117

CHAPITRE V
Le retour du tigre royal. — Concentration et services administratifs. — La Rouïna ou ration de campagne. — Le projet de Zahner. — Dernier voeu. — Enfermés! — Explosion des torpilles. — Le retour du Tzar. — Meurtre inutile. — Un ennemi de plus.

151

CHAPITRE VI
Désastre anglais dans l’Inde. — La race jaune. — Prise de Suez par les Mahdistes. — Passage de la Garde noire. — Singulière coutume des Dionis. — Embarquement manqué. — A la merci de Zérouk. — Jetés à la mer. — Les dents de Nedjma. — Un fameux nageur. — Torpille égarée. — Dans l’île de Périm.

181

CHAPITRE VII
Sir James Collington. — Le téléphonographe et le miroir télescopique. — La situation à Aden. — Hilarion reparaît. — Artilleries ancienne et nouvelle. — Pol Kardec. — Le récit d’un torpillé. — Souvenir de Christiane. — Un conseil de guerre sous les obus. — Le roi des sans-patrie. — La balle vengeresse. — Une lettre pour l’Europe. — Seuls dans l’île. — L’amulette. — Heureuse nouvelle.

207

CHAPITRE VIII
Marche sur la Ville sainte. — Le Chérif de La Mecque. — Présents au Sultan. — Le chameau d’Arabie et le cheval du Néfoud. — Les sept Européens qui ont visité La Mecque. — Nomination de Zahner à l’ancienneté. — Le Ramadan. — La prière de l’Aurore. — Les Senoussistes en Égypte. — Le khédive prisonnier. — Hourida l’ingénue.

255

CHAPITRE IX
Le « ihram ». — Sinistres projets : le typhus et la peste noire auxiliaires du Sultan. — Miracle en préparation. — Devant La Mecque. — La Kaâba et la pierre noire. — La source du Zem-Zem. — Enterré vivant. — Sur le mont Aarafat. — Le supplice- d’un traître. — Le Tzar à Médine. — Au tombeau de Mahomet. — Le cercueil de Jésus-Christ. — Une ascension miraculeuse. — Fin de Jérusalem.

283

Tome III
FIN DE L’ISLAM DEVANT PARIS

CHAPITRE PREMIER
Devant le Bosphore. — Les murs du harem. Le mal du pays. — Le docteur Kaddour. — Les nouveaux alliés du Sultan : peste, choléra asiatique, vomito negro. — Essais infructueux. — Une idée de Saladin. — Ballon lointain. — Hékim, chef des eunuques.

1

CHAPITRE II
Le mal du pays. — Un peu de stratégie. — Désespoir d’Omar. — Derniers projets. — L’intérieur du harem. — La sultane Hézia. — Deux exécutions. — Baba reparaît. — Dans la tour du Séraskier. — Mélancolie. — La petite étoile s’éteint. — Solde de captivité. — Les étonnements d’Hilarion. — Le double courant du Bosphore. — Un sauvetage inutile.

25

CHAPITRE III
Les oubliettes du Vieux Sérail. — Un coup de yatagan opportun. — Mère et fils, fils et père dans l’islamisme. — Sur la mer de Marmara. — Rites funéraires musulmans. — A Gallipoli. — Arrivée à Athènes. — Préparatifs de défense. — M. Quinel, de Marseille. — Passage gratuit. — Arkeïa la Jolie Grecque. — Flottille de ballons. — Marseille et Paris. — Une explication.— Christiane Fortier. — L’Institut Gautier. — Pour rendre la guerre impossible. — Nouveaux projets. — A la recherche de Suzanne.

61

CHAPITRE IV
A l’Institut Gautier. — Nuages toxiques. — Section de Microbie. — Bacilles et bouillons de culture. — Virus et vaccins. — Le sérum de Mata. — Le Vengeur et son équipage

115

CHAPITRE V
En avant! — Le Mouchir Réouf-Pacha. — Organisation générale de l’Invasion noire. — Les Turcs sur le Danube. — Plan de campagne du Sultan. — Aventuriers européens. — Les adieux d’Omar. — Bataille d’Alexinatz. — Le premier étonnement des Noirs! — L’hiver. — Siège de Belgrade. — Les noirs affamés. — Une lettre d’Omar. — La peste. — Débâcle générale. — Réapparition du Tzar.

131

CHAPITRE VI
La chasse aérienne. — projets de Suzanne. — Une découverte nocturne. — Mata en reconnaissance. — Alerte! — A la poursuite du Tzar. — Les terreurs de miss Clipott. — Le dernier mot d’un reporter. — Harponné! — Suicide manqué. — Omar et Suzanne. — Revirement inattendu. — Un parallèle. — Le Tzar en feu. — Un sauvetage inopportun. — Saladin et Mata en – tete-à-tète. — Raffinements et maladresse. — Au milieu des Noirs. — Harem sans maitre

181

CHAPITRE VII
Douze siècles auparavant. — Le maréchal d’Arc. — Confiance.— Chez la sultane Hézia.— Bavardages d’Hilarion. — Une confidence délicate. — Les étonnements de M. Fortien — Plus de ministres. — Réveil provincial. — Paris réduit central de la civilisation. — Au bord du Rhin. — Cannibalisme. — Passage du Rhin à Manheim. — Père et fils. — Le Rhin en feu. — Le plan du Maréchal. — Une idée de Zahner. — Le prix d’une tête. — Le « Vélo ».

219

CHAPITRE VIII
Douce surprise. — Récompense tentante. — Les Noirs dans l’abondance. — La prise de Soissons. — Mgr Déglaire. — Kassongo et son éléphant. — Dernière séance à l’Élysée. — Le gaz empoisonné de l’ingénieur Gautier. Zahner intervient. — Pour sauver le Sultan. — -Proclamation. — A l’usine de Saclay. — Reconnaissance et départ de la flotte aérostatique.

263

CHAPITRE IX
Dernière entrevue. — Vers la Légion morte! — Évocation du passé. — Méprise évitée. — Réunis! — Supreme étreinte! — La prière de la dernière heure!

335

CHAPITRE X
Retour accidenté. — L’ensevelissement de Paris. — Au-dessus du boulevard Haussmann. — Nouveau tour de force d’Hilarion. — Un sauvetage par les toits. — Trop de lest humain. — Affreuse angoisse! — Zahner se dévoue. — Deux projets. — Les fours crématoires. —La peste. — Le tombeau du Sultan. — Un deuil national. — Double mariage! — Aubaine inespéré. — En route pour l’Afrique.

361

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